Notre aide reste sollicitée

La pandémie COVID19 sévit toujours en Bolivie, au Chili et au Pérou. Elle entraine une forte mortalité et un système sanitaire en défaillance totale sans parler des suites humanitaires qui s‘en suivent. En plus la situation économique est en pleine chute. Une grande partie de la population active travaille dans le secteur informel (boutiques ambulantes, saisonniers, journaliers). Le confinement ainsi que la baisse des activités économiques les privent de tout revenu. Ils dépendent de l‘aide extérieure, en partie mineure, de l‘Etat respectif ou d‘organismes privés, comme nos associations partenaires locales. Mais leurs moyens d‘aide sont restreints. En ce qui nous concerne, les fonds cofinancés par l‘Etat sont liés à un projet spécifique et ne peuvent être dérogés à cette fin.


Nous nous voyons donc forcés d‘appeler encore une fois à votre générosité, chers amis et sympathisants de Niños de la Tierra, pour soutenir nos associations partenaires.

Veuillez doter vos dons à notre CCPL LU75 1111 0897 7348 0000

de la mention „don covid-19“.

Merci pour votre sympathie et votre engagement!

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Direkthilfe noch immer aktuell

Die COVID19 Pandemie greift noch immer weiter um sich in Bolivien, Chile und Peru. Neben den gravierenden menschlichen Problemen, den hohen Sterberaten und der unzulänglichen Gesundheitsversorgung, ist die ökonomische Lage desolat. Ein Großteil der Erwerbstätigen verdient seinen Unterhalt im informellen Sektor (Straßenhändler, Tagelöhner, Saisonarbeiter). Die Einschränkungen im öffentlichen Leben sowie der generelle Einbruch der Ökonomie entziehen diesen Menschen jede Einnahmequelle. Sie sind auf direkte Nothilfe, in bescheidenem Maße vom jeweiligen Staat oder von privaten Institutionen wie unsere Partnerorganisationen vor Ort, angewiesen. Aber auch diese schwimmen nicht im Geld. In der Regel können projektgebundene, von ausländischen Staaten kofinanzierte Gelder, nicht zu diesem Zweck abgezweigt werden.


Wir appellieren also noch einmal an Ihre Großzügigkeit, liebe Freunde und Unterstützer von Niños de la Tierra, unsere Partnerorganisationen tatkräftig zu unterstützen.

Bitte versehen Sie Ihre Spenden auf unser CCPL LU75 1111 0897 7348 0000 mit dem Zusatz: „don covid-19“.

Vielen Dank für Ihr Mitgefühl und Ihr Engagement!

Veröffentlicht unter NEWS

Notre appel aux dons et aide COVID-19

En réponse à notre appel aux dons dans INFO 2-2020, sur Internet et sur Facebook, nous avons reçu jusqu’au 1er septembre 9 040 € de dons privés et 10 000 € de la part de «Sozialaktioun Réiserbann». Nous avons transféré un total de 34 500 € à nos organisations partenaires en Bolivie, au Chili et au Pérou.

 

Un grand MERCI pour tous les dons spontanés!

 

Voici quelques extraits de la correspondance avec nos partenaires sur la situation respective.

Die deutsche Version dieses Artikels finden Sie in INFO 3-2020.

 

Karoline Mayer / FUNDACIÓN CRISTO VIVE CHILE,
Santiago de Chile 17.08.2020

Aliments de base pour les plus dépourvus

J’ai souvent l’impression d’être de nouveau sous la dictature, je suis très, très triste! Les «malades normaux» ne sont pas traités ou ne sont pas traités à temps et meurent parce que tous les médicaments se concentrent sur Corona. Je fais des funérailles comme jamais auparavant: du coma diabétique, du manque de dialyse, de la pneumonie – pas de Covid-19, des crises cardiaques – car aucun ECG n’a été fait à temps (…) Les médias répandent la peur jour et nuit. En même temps, il y a des flambées répétées de résistance politique. Il y a une bonne semaine, Marla m’a appelé à dix heures et demie pour dire qu’il y avait un «incendie» devant notre centre de santé et d’autres endroits à Recoleta et que les insurgés pourraient attaquer le centre de santé. Je lui ai dit que le veilleur de nuit parlerait aux «insurgés». S’ils ne l’écoutent pas, il doit m’appeler tout de suite, je serai là dans 10 minutes. Ils l’ont écouté (…)

 

Ana María Galiano  / FUNDACIÓN CRISTO VIVE PERÚ,
Cusco, Perou  24.07.2020

Cuisine communautaire

Les prix des denrées alimentaires sont excessivement élevés, tout comme ceux des désinfectants. En pharmacie, les médicaments sont 3 à 10 fois plus chers que la normale.

 

Michaela Weyand / ESCUELA POPULAR DE ARTES,
Viña del Mar, Chili 17.08.2020

Faire la queue pour les repas

Viña del Mar a eu un couvre-feu strict en raison de Corona depuis la mi-juin. Les écoles sont fermées jusqu’à nouvel ordre. Il y a actuellement 86 enfants et jeunes inscrits à l’EPA. Les parents et les élèves rapportent que le lien avec l’EPA et la possibilité de poursuivre leur éducation musicale sont très importants pour eux dans la situation actuelle (…) Les cours et les discussions ont été mis en ligne dès que possible, ce qui était un grand défi , car bien sûr, toutes les familles ne disposaient pas de l’équipement approprié ni d’accès Internet à la maison. Des webcams, des ordinateurs portables et des cartes prépayées pour l’accès à Internet ont été mis à la disposition des élèves, une hotline technique a été mise en place et des cours de formation ont été organisés. Bon nombre d’instruments ont été prêtés aux élèves afin qu’ils puissent s’exercer à domicile (…)

 

Rodrigo Aramayo Mercado / Asociación ANAWIN,
Cochabamba, Bolivie 18.09.2020

Quant au fonds COVID, nous avons adapté le projet à la production de légumes dans les petits jardins familiaux. À Korihuma, nous devions commencer à planter avec 50 familles la semaine prochaine alors que le froid s’est calmé, mais les organisations sociales opposées au gouvernement de transition ont appelé à une grève générale avec des barrages routiers. Ils ne nous ont pas laissé passer. Nous sommes impatients de reprendre les activités dans les prochains jours. Nous avons acheté des plantes et des matériaux pour les clôtures afin de protéger les parcelles des animaux domestiques en liberté dans la campagne. De nombreuses familles à Korihuma ont été durement touchées par Covid-19 et par la quarantaine et ne pouvaient pas travailler pour générer leurs revenus (…)

 

Mercedes Gutiérrez / FUNDACIÓN CRISTO VIVE BOLIVIA,
Cochabamba, Bolivie 12.08.2020

Projet de soupe populaire

À Tirani, notre personnel a repris son travail dans les institutions. Nous envisageons d’ouvrir prochainement des soupes populaires, qui proposeront également de la nourriture à bas prix, afin que nos enfants aient quelque chose à manger tous les jours. Mais il faut attendre un peu car il y a actuellement trop de personnes infectées (…)

 

Sandra Buholzer / Corporación KAIRÓS,
Santiago de Chile 14.07.2020

Aide d’urgence

12 familles de nos enfants sont infectées, 60 mères ou pères sont sans travail. Nous essayons de les soutenir avec de la nourriture, des vêtements, des couches et du gaz pour le chauffage et la cuisine. Mais ce n’est pas assez (…)

 

Martine Greischer / Fundación KALLPA/Trabajo Digno,
Cochabamba, Bolivie 30.07.2020

 

Bon nombre des personnes dont nous nous occupons dans notre institution vivaient du produit de leur petite échoppe dans les rues du centre. Ils n’ont pas été autorisés à vendre quoi que ce soit pendant 3 mois. Pour survivre, ils ont dû «grignoter» leur fonds de roulement et n’ont plus rien pour recommencer. Grâce au don Covid de Niños de la Tierra, 69 personnes ont pu recevoir un petit capital de démarrage pour leurs ventes de rue. 22 familles dans le besoin ont reçu de la nourriture (…)

 

Diane Catani / TEATROBUS,
Santiago de Chile 14.07.2020

Distributions de repas

Chaque dimanche, 400 portions de déjeuner sont préparées et distribuées à ceux qui en ont besoin par des bénévoles. Le reste de la semaine, ils reçoivent un soutien de l’État, principalement des pâtes et du riz. Nous ajoutons ensuite un panier de fruits, de légumes et de viande (…) Beaucoup d’enfants de la troupe de théâtre ont des problèmes de sommeil et de nutrition et certains souffrent de dépression. Nous utilisons une partie des dons de Niños de la Tierra pour une aide psychologique (…)

 

María Rodríguez / CONTEXTO,
La Paz, Bolivie 21.07.2020

Formation en boulangerie

Notre pays est actuellement politiquement divisé, une partie de la population est pour le gouvernement et l’autre est contre. Et en termes de santé, nous manquons d’hôpitaux pouvant accueillir des patients atteints de COVID19 (…) Pour le moment, 22 familles ici dans le District 12 d’El Alto dépendent de notre aide directe: Des aliments de base comme le riz, le sucre, le thon, le lait, l’huile mais aussi des articles d’hygiène contre Covid 19 tels que du gel alcoolique, des masques et du savon pour les mains sont distribués (…) Nous organisons également des cours de boulangerie: Plusieurs bénévoles sont formés à la production de pains et petits pains. Les produits de boulangerie sont ensuite vendus à un prix raisonnable ou même donnés pour soulager le sort des pauvres.

BOLIVIEN: Corona, Demos, politisches Chaos

Die rechte Übergangspräsidentin Jeanine Áñez will nicht von der Macht lassen. Der linke Ex-Präsident Evo Morales mischt aus dem Exil mit. Die Corona-Pandemie bekommt Bolivien so nicht in den Griff.

Bolivien bekommt die Corona-Pandemie nur schwer in den Griff. Foto: ABI

“No mentiras”, “Keine Lügen” heißt eine Fernsehsendung in Bolivien. Sie nimmt für sich in Anspruch, 30 Minuten die ganze, gegebenenfalls unbequeme Wahrheit zu zeigen – auch auf die Gefahr hin, weit über das Ziel hinauszuschießen. Am 17. Juni, vor einem Monat, sendete das TV-Magazin live aus einem Krankenhaus in der Millionenmetropole Santa Cruz. Die Bolivianer vor ihren Fernsehgeräten konnten in Echtzeit dem Todeskampf eines COVID-19-Patienten zusehen, während die Ärzte verzweifelt versuchten, ihm das Leben zu retten.

Es gab kein Happy End, der Patient starb, hunderttausende Bolivianer waren Zeuge. Während viele die Sensationsberichterstattung des Senders PAT geißelten, nannten die Macher ihre Sendung einen Weckruf – sie wollten damit die Behörden wachrütteln, die bei der Pandemiebekämpfung auf ganzer Linie versagt hätten.

Boliviens Gesundheitssystem kollabiert

Über 50.000 Corona-Fälle hat Bolivien, eine immense Dunkelziffer, beinahe 2.000 Tote. Zur unbequemen Wahrheit gehört, dass das bolivianische Gesundheitssystem mit dem Ausbruch des Virus heillos überfordert ist. Oder wie es der Arzt Fernando Patiño aus La Paz sagt: “Die Situation ist alarmierend, weil wir jetzt auch immer mehr Corona-Fälle im Hochland haben!” Das Virus hat sich in den vergangenen Wochen aus den Dschungelgebieten in andere Landesteile verbreitet.

Der Mediziner Patiño wird oft gefragt in diesen Tagen – weil er zu den besten Onkologen des Landes zählt, ausgerechnet an der Johns-Hopkins-Universität in Baltimore, USA, geforscht hat und gnadenlos den Finger in die Wunde legt, wenn es um den Zustand des Gesundheitssektors geht: “Unser System, sei es staatlich oder privat, ist frühzeitig kollabiert. Viele Menschen hier sind ohne Diagnose und ohne ärztliche Hilfe einfach weggestorben. In der Amazonasregion ist das Gesundheitswesen sogar auf dem Stand von vor einem halben Jahrhundert stehengeblieben.”

Fehlende Investitionen im Medizinsektor

42 Krankenhäuser in Bolivien behandeln mittlerweile COVID-19-Patienten, 405 Intensivbetten sind über das Land verteilt, 331 von ihnen sind neu. Schon das reicht nicht, die Krankenhäuser nehmen oft keine weiteren Patienten mehr auf. Vor allem aber fehlt es an allen Ecken und Enden an Corona-Tests. Und wenn eine Person mit Symptomen doch getestet wird, dauert es zwei bis drei Wochen, bis das Ergebnis kommt.

In der Corona-Krise rächt sich, dass das Gesundheitswesen über Jahrzehnte vernachlässigt wurde. “Bolivien hat in den vergangenen Jahren ein Wirtschaftswachstum von jährlich fünf Prozent gehabt, aber nichts davon wurde in die Krankenhäuser oder in die Ausbildung von Ärzten gesteckt”, erklärt Fernando Patiño.

Die Metropole Santa Cruz hatte in den 1990er Jahren eine Million Einwohner und fünf Hospitäler. Heute, mit drei Millionen Einwohnern, sind es immer noch dieselben fünf. Der Arzt glaubt nicht, dass Bolivien das Virus in den Griff bekommt: “Ich habe kurzfristig wenig Hoffnung. Wir haben auch zu wenig Personal, um die Quarantäneregeln zu kontrollieren.”

Die Politik beschleunigt die Corona-Pandemie

Und so gehen immer wieder Bilder von leblosen Körpern um die Welt, die – notdürftig mit Planen bedeckt – auf den Straßen oder vor den Krankenhäusern abgelegt werden. Der Corona-Ausbruch in Bolivien hat aber nicht nur mit den langjährigen Defiziten im Medizinsektor zu tun, sondern ganz wesentlich mit aktueller Politik.

“Die MAS-Partei hat die Pandemie politisiert. Sie sagten, das Virus sei eine Erfindung der rechten Übergangsregierung. Und die Menschen gingen deswegen wieder auf die Straße”, sagt Renán Estenssoro, Leiter der unabhängigen Stiftung für Journalismus in La Paz. Am Dienstag hatten tausende regierungskritische Demonstranten unter anderem gegen Mängel im Gesundheits- und Bildungswesen protestiert.

MAS steht für Movimiento al Socialismo – die Partei, die mit ihrem Präsidenten Evo Morales von 2006 bis 2019 dreizehn Jahre lang die Geschicke in Bolivien bestimmte und nun in der Opposition sitzt. Währenddessen versucht Morales, der das erste indigene Staatsoberhaupt Boliviens war, aus dem argentinischen Exil Politik zu machen. “Evo kontrolliert Bolivien immer noch über die Straße und weiß die Menschen zu mobilisieren”, erklärt Estenssoro.

Ein tief gespaltenes Land

Was damals, im Oktober und November vergangenen Jahres, bei der Präsidentschaftswahl in Bolivien geschah, dafür gibt es immer noch zwei Lesarten. Für die einen war es die Flucht eines Präsidenten, der für seine Wiederwahl die Verfassung bis zum Äußersten gebogen hatte und noch nicht einmal vor einem Wahlbetrug zurückschreckte.

Für die anderen war es nichts anderes als ein Putsch des rechten Establishments mit Beihilfe der aus den USA gesteuerten Organisation Amerikanischer Staaten.

Wie so oft in Lateinamerika schlug das Pendel dann ins andere Extrem – und spülte in Bolivien mit Jeanine Áñez eine ultrarechte Katholikin ins Amt, die auf Twitter Indigene beleidigte und als erste Amtshandlung alle Che-Guevara-Porträts im Präsidentenpalast entfernen ließ. Ursprünglich wollte die Politikerin der kleinen liberalkonservativen Partei Movimiento Demócrata Social nur bis zu den Neuwahlen im Mai 2020 Übergangspräsidentin bleiben.

Doch Áñez fand zunehmend Gefallen an der Macht – und dann kam Corona. Jetzt bleibt die Vertreterin der weißen Wirtschaftselite sogar bis zum neuen Wahltermin am 6. September – ohne demokratische Legitimation, ohne parlamentarische Mehrheit und ohne Rückhalt in der Bevölkerung. Laut Umfragen rauschten ihre Popularitätswerte in der Bevölkerung von anfangs 30 Prozent auf nunmehr sieben Prozent in den Keller.

Die an Kuriositäten reiche Entwicklung in Bolivien hat jetzt noch eine überraschende Wendung mehr genommen: Ausgerechnet Jeanine Áñez ist nach einem positiven Corona-Test in Quarantäne – mitsamt einiger ihrer Minister. “Möge Gott bei uns sein”, erklärte die bibelfeste Übergangspräsidentin, die sich wegen der Corona-Krise nun durchaus vorstellen kann, die Wahlen noch einmal zu verschieben.

Die MAS-Partei und Evo Morales haben schon angekündigt, gegen dieses Vorhaben zu protestieren. Für den Journalisten Renán Estenssoro wäre es das schlimmste denkbare Szenario: “Wenn die Wahlen noch einmal verschoben werden, werden wir nicht nur Corona-Tote haben, sondern auch wieder Gewalt auf den Straßen.”

 
 

Autor: Oliver Pieper, Deutsche Welle

Schwester Karoline: Corona und die Fundación Cristo Vive

Hier nun ein paar Informationen aus unseren Diensten. Maruja und mir, wie all unseren Mitarbeitern geht es gut. Aber den Menschen um uns herum geht es zum grossen Teil schlecht oder sehr schlecht. Das ist nicht gut zu ertragen, weil ich mich oft total hilflos und ohnmächtig fühle. Eigentlich dürfte ich nicht vor die Türe ab 75, eventuell nur kurz mit polizeilicher Erlaubnis.

Da habe ich mich entschlossen, meinem Gewissen und – so Gott – mehr zu gehorchen als dem Präsidenten der Republik. Und so bin ich (nicht zum Spass) jeden Tag auf der Strasse, um den Menschen in akuter Not beizustehen bei schweren Erkrankungen mit oder ohne COVID, Desaster in Familien, Beerdigungen. Ich hätte mir nicht vorstellen können, dass in einem der alten Häuser auf dem Weg zu unserer Pfarreikirche hinter einer Haustüre 22 haitianische Familien mit einer Anzahl von Kleinkindern leben und Hunger haben und ausserdem an der winterlichen Kälte leiden. 

Wir waren sie am Versorgen, als aus de Nachbarhaustüre eine verhärmte peruanische Frau auf mich zukam und mir sagte, sie wären nur 10 Familien, aber alle seit Monaten arbeitslos, ob ich für sie Arbeit hätte und vielleicht auch etwas zu essen… 

 

Corona hat meinen Besuch nach Bolivien im April verhindert. So sitze ich in Santiago fest, habe aber täglich Kontakt mit Bolivien.

Das Problem dort ist, dass das Gesundheitssystem den Bedürfnissen des Volkes nicht entspricht. 

Aber unglaublicherweise haben sich die Ärzte entschlossen, neue Wege einzuschlagen. Sie behandeln Covid wie eine Grippe mit ihren entsprechenden Syntomen und haben verschiedene Protokolle entwickelt, die wirklich zur Heilung beitragen.

 Anbei eine unglaubliche Entscheidung der Ärzte in Bolivien.

Ich hoffe, dass in Bolivien bald wieder Bewegungsfreiheit möglich wird und die Wahlen im September durchgeführt werden können.

Unser Problem in Bolivien ist, dass die Interimsregierung diese Zeit strengster Ausgangssperre zu politischer Verfolgung genützt hat und weiter nützt. So wurde in La Paz aus heiterem Himmel die Tochter der sehr beliebten Teresa Subieta, der Defensora del Pueblo (Ombudsfrau) für Departamento La Paz, festgenommen, um eventuell ihre Mutter auf Eis zu legen.

Wie ihr wisst, betreuen wir in Chile 23.500 in Familenmedizin, d. h. angefangen von Gesundheitserziehung und Prävention, Familienplanung, Schwangerenbetreuung mit Schwangerschaftspass, Neugeborene mit Impfung und monatlicher Betreuung und dann die ambulante Betreuung aller Eingeschriebenen mit ihren verschiedenen akuten oder chronischen Krankheiten. In den 4 Monaten der Pandemie ist die Zahl der Angesteckten: 920, von denen 500 schon wieder gesund sind, rund 400 noch unter Betreuung Zuhause. 22 unserer Patienten sind gestorben, fast alle mit schweren chronischen Krankheiten. Weitere 150 sin asymtomatisch, werden zusätzlich beobachtet.

Ich hoffe, dass die WHO irgendwann sich kritisch mit ihren Protokollen beschäftigt.

Mein grosses Leid ist, dass das Gesundheitsministerium zunächst sich fast nur auf Corona konzentriert hat, während um mich herum Menschen wegen fehlender ärztlicher Versorgung an Lungenentzündung, Diabethes, Herzinfarkten… gestorben sind.

Tatsächlich sind wir vor einer schwierigen Situation in Chile und Bolivien, denn die strenge Quarentäne ist für unser Volk kaum noch auszuhalten und macht krank.

Liebe Freunde, in diesen Zeiten versuchen wir in Bolivien und Chile den Armen zum Überleben beizustehen.

 

Lasst euch von Herzen umarmen

eure Karoline


L‘assemblée générale ordinaire
du 26 mars 2020 ayant dû être annulée,
Niños de la Tierra a.s.b.l.
invite tous ses donateurs et sympathisants

à son

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

jeudi le 25 juin 2020 à 20.00 heures

par video-conférence en ligne


Ordre du jour :

– allocution du président
– approbation du procès-verbal de l’assemblée générale 2019
– rapport d‘activités
– rapport financier
– rapport des réviseurs de caisse
– approbation des rapports
– désignation des réviseurs de caisse
– fixation de la cotisation
– élection du Conseil d‘Administration
– projets actuels et futurs
– compte rendu du voyage de projets au Chili et en Bolivie, février 2020
– divers

Les personnes qui veulent assister à cette vidéo-conférence voudront bien s‘inscrire par e-mail à contact@niti.lu jusqu‘au 20 juin 2020. Un lien d‘accès leur sera envoyé par voie électronique. L‘ordinateur d‘accès devra impérieusement être muni de hauts parleurs (d‘une caméra et d‘un micro pour des commentaires personnels éventuels).
Le traditionnel pot de l‘amitié ne pourra malheureusement pas être assuré.

Le Conseil d’Administration de Niños de la Tierra a.s.b.l.

Spendenaufruf – appel aux dons

Angesichts der alarmierenden und sogar katastrophalen Gesundheitssituation in vielen Städten und Regionen Boliviens, Chiles und Perus und angesichts der sozialen Lage großer Teile der Bevölkerung – kleine Gelegenheitjobs, ungelernte Arbeitskräfte, Straßenhändler – ohne soziale Sicherheit oder ein reguliertes Gesundheitssystem sind viele Menschen nach drei Monaten Ausgangssperre / Quarantäne finanziell am Boden und müssen Tag für Tag kämpfen, um die Grundbedürfnisse ihrer Angehörigen zu gewährleisten.


Aus diesem Grund richten wir diesen Spendenaufruf an Sie, um unseren Partnerverbänden bei der Unterstützung der Bedürftigsten und Schwächsten zu helfen.  


Bitte versehen Sie Ihre Spenden an unser CCPL LU75 1111 0897 7348 0000 mit dem Zusatz: „don covid-19“.

Vielen Dank für Ihr Engagement

 

Vu la situation sanitaire alarmante voir catastrophique (lire les articles précédents) dans maintes villes et régions de Bolivie, du Chili et du Pérou et vu la situation sociale d‘une grande partie de la population – petits emplois d‘occasion, travailleurs non qualifiés, commerce informel – sans sécurité sociale ni système de santé réglementé, beaucoup de gens sont, après trois mois de confinement/quarantaine, financièrement à bout et
doivent lutter au jour le jour afin d‘assurer les besoins élémentaires de leurs proches.

C‘est pourquoi nous vous adressons cet appel aux dons pour accompagner nos associations partenaires à soutenir les plus nécessiteux et les plus vulnérables.

Veuillez munir vos dons à notre CCPL LU75 1111 0897 7348 0000 de la mention „don covid-19“.

Merci pour votre engagement

Mein „abgekürztes“ Freiwilligenjahr in Tirani

von Alissa Franz

Von August 2017 bis März 2020 war Alissa Franz im Rahmen des “Service Volontaire” des Service National de la Jeunesse als Kooperantin von Niños de la Tierra im Kindergarten „Ch’askalla“ und in der Hausaufgabenhilfe in Tirani/Cochabamba tätig. Der folgende Abschlussbericht gibt einen Überblick über ihre Arbeit und ihren Aufenthalt in Bolivien. 

Die Kinder der Hausaufgabenhilfe mit ihren BetreuerInnen

Was haben mich die Leute hierzulande mit großen Augen angeschaut, als sie hörten, dass ich mich nach der „Premiere“ nicht für den „normalen“ Weg Richtung Universität oder Ausbildung, sondern für ein anderes Abenteuer entschied.

Mitte August letzten Jahres konnte ich nämlich endlich meine Reise antreten und meinen Freiwilligendienst (unterstützt von Niños de la Tierra und dem Service National de la Jeunesse) in Tirani/Bolivien beginnen.

Blick von Tirani auf Cochabamba

Nachdem ich mich von meiner Familie und meinen Freunden verabschiedet hatte, hieß es: auf nach Cochabamba! Ich freute mich riesig auf meine kommende Zeit, aber natürlich machte ich mir dennoch meine Gedanken. Wie wird es wohl da sein? Was erwartet mich vor Ort? Werde ich mich gut zurechtfinden? Werde ich mich gut mit meinen Mitbewohnern verstehen?
Schon bei meiner Ankunft verschwanden diese Gedanken ziemlich schnell, ich hatte auch nicht wirklich Zeit, mir Sorgen zu machen, denn es war alles so überwältigend. Der viele Verkehr und Lärm von Cochabamba, die verschiedensten Gerüche, viele Leute, usw. Es war beeindruckend!

In Tirani, einem kleinen Dorf oberhalb von Cochabamba, wo sich auch das Projekt befindet, wohnte ich mit 2 andern Freiwilligen zusammen und dort arbeiteten wir auch zusammen. Wir wurden nach einer gewissen Zeit Teil dieser Dorfgemeinschaft, da jeder die Freiwilligen kennt, auch wenn wir längst nicht alle kannten. Uns war bald bewusst, dass in manchen Familien Gewalt herrscht, wir wussten Bescheid über die Alkoholprobleme der Eltern und über das schlechte Bildungs- und Gesundheitssystem. Die Kinder werden öfters vernachlässigt, deshalb ist es umso wichtiger, dass sie im Kindergarten sowie in der Hausaufgabenbetreuung ihre Kindheit ausleben können und mit viel Liebe respektiert und behandelt werden.

Morgens arbeitete ich im Kindergarten „Ch’askalla“ wo ich mit Tia Juana die Klasse mit den 2 bis 3-jährigen betreute. Mit ihr zusammen hatte ich die Chance, den Kindern viele neue Dinge beizubringen, wie zum Beispiel auf Zehenspitzen zu gehen, mit der Schere schneiden zu lernen, bis 10 zu zählen und vieles mehr. Es war eine Arbeit, die mir sehr viel Spaß machte, ich gewann schon nach ein paar Tagen das Vertrauen der kleinen Kinder, die mich immer mit einem lauten „Hallo“! empfingen, so wie auch das Vertrauen der Erzieherinnen. Die Kindergärtnerinnen sind alle aus Tirani und haben ein großes Bewusstsein, wie wichtig es ist, diese Kindergartenkinder mit der richtigen Art und Weise auszubilden und zu erziehen. Sie unterstreichen alle nochmal die Wichtigkeit dieses Projektes! Sie wissen allesamt, wie sie die Kinder unterhalten sollen, finden immer neue interessante Beschäftigungen und kümmern sich warmherzig um sie! Auch wenn nach der Schule zu Hause ihre eigenen Kindern sie erwarten, leisten sie alle eine tolle Arbeit!

Nachmittags arbeitete ich im Apoyo „Rijch’ariy“, wo ich den 8 bis 12-Jährigen bei den Hausaufgaben half. Mir kamen öfters die Hausaufgaben extrem nutzlos vor. Die Kinder mussten Zahlen von 1-500 aufschreiben oder einfach nur Texte abschreiben, aber nach einer Weile gewöhnte man sich auch daran. Man merkt, dass das Bildungssystem nicht das Beste ist. Kinder, die mittlerweile schon in der 3. Klasse sind, benutzen ihre Finger um 2 plus 2 zu rechnen und einige von ihnen haben große Schwierigkeiten beim Lernen. Ich fand es recht schwierig, bei solchen Fällen zu helfen, ich nahm jedoch jedes Mal die Herausforderung an und gab mein Bestes, um auch diesen Kindern grundlegende Sachen beizubringen. Aber nicht nur Hausaufgaben erledigten wir zusammen, wir spielten gemeinsam draußen Fußball oder Volleyball, wir kümmerten uns um unseren Garten indem wir Unkraut rupften oder wir schauten uns als Abschluss des Tages zusammen einen Film an. Die Arbeit war also sehr abwechslungsreich. Auch die Arbeit im Apoyo gefiel mir sehr! Die Kinder waren alle liebevoll, sie hatten ziemlich viel Energie und lachten oft und gerne.

In der Sommerpause waren der Kindergarten und die Hausaufgabenhilfe geschlossen, da nutzten wir Freiwillige diese Zeit, um den neuen Kindergarten in Taquina Chico (Nachbarort von Tirani) und auch unseren Apoyo mit mehr Leben zu erfüllen. Wir durften nämlich die äußeren Wände der beiden Gebäude anstreichen und mit kinderfreundlichen Bildern bemalen. Auch diese Arbeit hat mir sehr viel Spaß gemacht und ich muss gestehen, ich bin sehr stolz darauf, wie die beiden Gebäude schlussendlich aussehen.

Aber auch konnte ich während dieser freien Zeit die verschiedensten Landschaften Bolivien entdecken. Im Südwesten von Bolivien entdeckte ich zum Beispiel die größte Salzwüste der Welt – Salar de Uyuni – , im Tiefland von Bolivien, in Rurrenabaque befand ich mich mitten in den großen Regenwäldern, in den Anden bestaunte ich den höchstgelegenen See der Welt – Titicacasee – und in La Paz blieb mir nach paar Schritten auf 3.600 m Höhe die Luft weg. In Bolivien kann man einiges entdecken und die verschiedensten Landschaften sehen.

Meine Reisen in die beiden Nachbarländer (Peru und Chile) zeigten mir wie sehr die indigene Kultur noch in Bolivien vorhanden ist. Ebenso ist mir aufgefallen, dass das Land seinen Nachbarländern in seiner Entwicklung hinterherhinkt. Das Projekt in Tirani hat mir bewiesen, dass die Entwicklungshilfen enorm wichtig sind und den Einwohnern Hoffnung auf eine bessere Zukunft geben. Eine Entwicklungshilfe, in der auch die Einheimischen Hoffnung und Mut gewinnen und sich bemühen und mitarbeiten. Die Arbeitsgruppe in Tirani leistet eine ausgezeichnete Arbeit und ich bin froh, für eine gewisse Zeit dabei gewesen zu sein!
Ich freute mich schon riesig auf die nächsten Monate, die Erzieherinnen und wir die Freiwilligen hatten schon einiges geplant. „Día de la Familia“ und noch weitere Feste sollten groß zusammen gefeiert werden, im Kindergarten hätte ich mit älteren Kindern zusammengearbeitet, was mir erlaubt hätte, etwas anspruchsvollere Aktivitäten mit ihnen machen zu können, nur leider kam es anders. Durch die aktuelle Situation, die Covid-19-Pandemie musste ich meinen Freiwilligendienst frühzeitig beenden und nach Hause fliegen.

 

Mittlerweile sitze ich schon seit 6 Wochen mit tollen Erfahrungen und unvergesslichen Erlebnissen hier zu Hause und kann gar nicht mehr aufhören von meiner 8-monatigen Zeit in Bolivien zu schwärmen. Etwas steht fest: Ich fliege definitiv nochmal zurück, um meine bolivianischen Freunde wiedersehen zu können und „meine“ Kinder aus Tirani wieder in die Arme schließen zu können!!

Es war eine Zeit, die ich nie vergessen werde und für die ich sehr dankbar bin!

Salar de Uyuni

30 Jahre CRISTO VIVE

Diesen Samstag, 13. Juni, hat Cristo Vive Europa e.V. ein virtuelles Jahrestreffen organisiert, das auf Youtube live übertragen wird.
Wer Interesse hat daran teilzunehmen, kann gerne am Samstag auf der folgenden Seite den Link für Youtube finden.

https://cristovive.de/jahrestreffen-2020/ (Passtwort: JT2020).
Bei Fragen dazu, bitte bei Annekathrin Erk (aerk@fundacioncristovive.cl) melden.

ILS COMBATTAIENT POUR LA JUSTICE

Début 2020, plusieurs personnalités d’Amérique du Sud et d’Europe nous ont quittés, qui ont eu un impact durable sur les fondements philosophiques et matériels de la coopération entre les deux continents.
Cette petite nécrologie leur est dédiée…

(Photo: MAYELA LOPEZ/AFP/Getty Images)

ERNESTO CARDENAL (1925-2020), Nicaragua
Ernesto Cardenal est décédé à l’âge de 95 ans  le 1er mars 2020 dans son pays natal, le Nicaragua. Le prêtre rebelle, politicien socialiste et poète de renommée mondiale était particulièrement bien connu au Luxembourg parmi les groupes engagés du Tiers-Monde. A la fin des années 1970, son livre “L’Evangile des paysans de Solentiname” est devenu un best-seller au Luxembourg. Le sympathique homme à la barbe blanche et au béret noir s’est rendu à plusieurs reprises au Luxembourg pour présenter son oeuvre en particulier aux jeunes et pour leur donner courage de ne pas abandonner la lutte pour une société plus juste. Je me souviens quand en novembre 1996, il s’est adressé aux 300 auditeurs enthousiastes du Cercle de Luxembourg: «Nous sommes ici pour changer le monde / jusqu’à ce qu’il y ait une planète de justice et d’amour / que l’énorme richesse / ne soit pas seulement pour les riches… »

(photo: Michel Schaack)

MARIANO PUGA (1931-2020), Chili
Tout comme Ernesto Cardenal, Mariano Puga vient d’une famille riche et était un prêtre catholique.
Dans les années 1990, grâce à notre amie Karoline Mayer, plusieurs membres du conseil d’administration de “Chiles Kinder”, dont le soussigné, ont rencontré le grand prêtre ouvrier du quartier pauvre de La Legua/Santiago du Chili. Puga a gagné sa vie comme peintre en bâtiment. J’ai été très impressionné par un service qu’il a célébré avec sa communauté qui a activement participé à la célébration. Surtout les femmes. Les pauvres ont témoigné de leurs peurs et de leurs inquiétudes. Des chants accompagnaient le service religieux, le prêtre Puga accompagnait à l’accordéon.
Tout au long de sa vie, Puga a été avec les petites gens, les exploités et les laissés-pour-compte. Il était l’une des figures clés de la lutte pour les droits de l’homme, pendant le régime militaire (1973-1999) jusqu’à sa mort en mars de cette année. Ses cendres furent répandues dans les bidonvilles dans lesquels il avait vécu et combattu.

(photo: comune di sesto san giovanni)

LUIS SEPULDEVA (1949-2020), Chili
Luis Sepuldeva est l’un des écrivains les plus importants du Chili. Son travail se caractérise par sa participation au sort des gens sans voix et à la défense de l’environnement. Son œuvre la plus célèbre, “Le vieil homme qui lisait des romans d’amour”, a été traduite en près de 50 langues. Le politicien de gauche a écrit ce passage en exil parce qu’il a été contraint de quitter son pays natal pendant la dictature (1973-1999).
Sepuldeva est décédé en Espagne des suites de la maladie de Covid-19.
Un portrait de Sepuldeva est disponible dans la “médiathèque arte” sous le titre »Résistance au bout du monde«. Jusqu’au 16 juillet 2020 uniquement.

(photo: gettyimages.com)

NORBERT BLÜM (1935-2020), Allemagne
Norbert Blüm, homme politique de la CDU et ministre fédéral allemand du Travail et de l’Ordre social de 1982-1998 entre dans l’histoire comme un combattant audacieux pour la dignité humaine et la justice sociale.
À l’été 1987, Blüm s’est rendu au Chili. Il voulait visiter la fameuse “Colonia Dignidad” du chef de secte Paul Schäfer, à l’époque également un centre de torture des services secrets chiliens, On lui refusa l’entrée. Le dictateur Pinochet cependant, qui avait de bonnes relations avec le premier ministre bavarois et chef de la CSU, Franz Josef Strauss,
reçut le “Herz-Jesu-Marxist”. Blüm ne voulait pas de causette frivole, mais parlait  franchement. “Vous êtes un tortionnaire”, dit-il au président chilien.
Lorsque Strauss en colère demandait des explications à Blüm, celui-ci déclara: «Comme politicien chrétien je ne peux pas dénoncer les violations des droits de l’homme en Union soviétique et taire celles en Amérique latine. »

J’avais l’honneur de rencontrer Norbert Blüm lors de la cérémonie de la fondation de l’ONG “Kindernothilfe Luxembourg” en juin 2009. Le politicien combatif et courageux est décédé après une vie accomplie en avril de cette année. En 2016, le gouvernement chilien l’avait honoré avec une grande distinction.

(photo: Michel Schaack)

FERDY FISCHER (1932-2020), Luxembourg
J’ai rencontré Ferdy Fischer, né à Kayl, à Belair. J’étais membre enthousiaste de son “Bouwe Chouer”. Un disque avec cinq chants de Noël luxembourgeois témoigne de l’un des meilleurs chœurs d’enfants de notre pays.
Au début des années 80, des chrétiens engagés, dont ma femme et moi, se sont réunis avec l’aimable prêtre pour discuter du problème Nord-Sud. En 1997, Ferdy était l’un des cofondateurs du premier magasin du Tiers-Monde au Luxembourg. Il a suivi les événements dans les pays pauvres avec beaucoup d’intérêt. Lorsque la région du Sahel souffrait d’une grave sécheresse au début des années 80, il a fondé l’organisation d’aide humanitaire “Chrëschte mam Sahel” en 1984, dont il était le président jusqu’à sa mort.
Ferdy Fischer a été prêtre pendant 63 ans. D’une grande bonté et modestie, il est décédé à la maison de retraite de Belair en mars 2020.

(photo: OGBL)

ARMAND DREWS (1956-2020), Luxembourg
J’ai rencontré Armand Drews pour la première fois en décembre 1988. Il accompagnait Lucien Lux, bourgmestre de Bettembourg, qui avait rejoint une délégation de cinq personnes de l’organisation d’aide locale “Chiles Kinder” pour visiter le Chili.
Le syndicaliste socialiste y a rencontré des combattants de la paix exceptionnels: sœur Karoline Mayer, qui partage toujours sa vie avec les pauvres, et Clotario Blest, le chef du syndicat chrétien de gauche, âgé de 90 ans, ami du charismatique président chilien Salvador Allende (1970-1973).
Armand, comme cela m’a été confirmé à plusieurs reprises, a défendu les petites gens, que ce soit à la Mairie de Luxembourg (2005-2018), au syndicat OGBL ou au Cercle des ONG, dont il était le président de 2013 jusqu’à sa mort. Ces dernières années, nous avons été en contact avec lui parce que “Solidarité Syndicale OGBL” et “Niños de la Tierra” (anc. Chiles Kinder) soutiennent ensemble le projet “Trabajo Digno” de Martine Greischer à Cochabamba (Bolivie) .
Armand, un combattant pour un monde plus juste, a été arraché à la vie à seulement 63 ans le 16 avril 2020.

Michel Schaack

“Seul l’amour est révolutionnaire”