ILS COMBATTAIENT POUR LA JUSTICE

Début 2020, plusieurs personnalités d’Amérique du Sud et d’Europe nous ont quittés, qui ont eu un impact durable sur les fondements philosophiques et matériels de la coopération entre les deux continents.
Cette petite nécrologie leur est dédiée…

(Photo: MAYELA LOPEZ/AFP/Getty Images)

ERNESTO CARDENAL (1925-2020), Nicaragua
Ernesto Cardenal est décédé à l’âge de 95 ans  le 1er mars 2020 dans son pays natal, le Nicaragua. Le prêtre rebelle, politicien socialiste et poète de renommée mondiale était particulièrement bien connu au Luxembourg parmi les groupes engagés du Tiers-Monde. A la fin des années 1970, son livre “L’Evangile des paysans de Solentiname” est devenu un best-seller au Luxembourg. Le sympathique homme à la barbe blanche et au béret noir s’est rendu à plusieurs reprises au Luxembourg pour présenter son oeuvre en particulier aux jeunes et pour leur donner courage de ne pas abandonner la lutte pour une société plus juste. Je me souviens quand en novembre 1996, il s’est adressé aux 300 auditeurs enthousiastes du Cercle de Luxembourg: «Nous sommes ici pour changer le monde / jusqu’à ce qu’il y ait une planète de justice et d’amour / que l’énorme richesse / ne soit pas seulement pour les riches… »

(photo: Michel Schaack)

MARIANO PUGA (1931-2020), Chili
Tout comme Ernesto Cardenal, Mariano Puga vient d’une famille riche et était un prêtre catholique.
Dans les années 1990, grâce à notre amie Karoline Mayer, plusieurs membres du conseil d’administration de “Chiles Kinder”, dont le soussigné, ont rencontré le grand prêtre ouvrier du quartier pauvre de La Legua/Santiago du Chili. Puga a gagné sa vie comme peintre en bâtiment. J’ai été très impressionné par un service qu’il a célébré avec sa communauté qui a activement participé à la célébration. Surtout les femmes. Les pauvres ont témoigné de leurs peurs et de leurs inquiétudes. Des chants accompagnaient le service religieux, le prêtre Puga accompagnait à l’accordéon.
Tout au long de sa vie, Puga a été avec les petites gens, les exploités et les laissés-pour-compte. Il était l’une des figures clés de la lutte pour les droits de l’homme, pendant le régime militaire (1973-1999) jusqu’à sa mort en mars de cette année. Ses cendres furent répandues dans les bidonvilles dans lesquels il avait vécu et combattu.

(photo: comune di sesto san giovanni)

LUIS SEPULDEVA (1949-2020), Chili
Luis Sepuldeva est l’un des écrivains les plus importants du Chili. Son travail se caractérise par sa participation au sort des gens sans voix et à la défense de l’environnement. Son œuvre la plus célèbre, “Le vieil homme qui lisait des romans d’amour”, a été traduite en près de 50 langues. Le politicien de gauche a écrit ce passage en exil parce qu’il a été contraint de quitter son pays natal pendant la dictature (1973-1999).
Sepuldeva est décédé en Espagne des suites de la maladie de Covid-19.
Un portrait de Sepuldeva est disponible dans la “médiathèque arte” sous le titre »Résistance au bout du monde«. Jusqu’au 16 juillet 2020 uniquement.

(photo: gettyimages.com)

NORBERT BLÜM (1935-2020), Allemagne
Norbert Blüm, homme politique de la CDU et ministre fédéral allemand du Travail et de l’Ordre social de 1982-1998 entre dans l’histoire comme un combattant audacieux pour la dignité humaine et la justice sociale.
À l’été 1987, Blüm s’est rendu au Chili. Il voulait visiter la fameuse “Colonia Dignidad” du chef de secte Paul Schäfer, à l’époque également un centre de torture des services secrets chiliens, On lui refusa l’entrée. Le dictateur Pinochet cependant, qui avait de bonnes relations avec le premier ministre bavarois et chef de la CSU, Franz Josef Strauss,
reçut le “Herz-Jesu-Marxist”. Blüm ne voulait pas de causette frivole, mais parlait  franchement. “Vous êtes un tortionnaire”, dit-il au président chilien.
Lorsque Strauss en colère demandait des explications à Blüm, celui-ci déclara: «Comme politicien chrétien je ne peux pas dénoncer les violations des droits de l’homme en Union soviétique et taire celles en Amérique latine. »

J’avais l’honneur de rencontrer Norbert Blüm lors de la cérémonie de la fondation de l’ONG “Kindernothilfe Luxembourg” en juin 2009. Le politicien combatif et courageux est décédé après une vie accomplie en avril de cette année. En 2016, le gouvernement chilien l’avait honoré avec une grande distinction.

(photo: Michel Schaack)

FERDY FISCHER (1932-2020), Luxembourg
J’ai rencontré Ferdy Fischer, né à Kayl, à Belair. J’étais membre enthousiaste de son “Bouwe Chouer”. Un disque avec cinq chants de Noël luxembourgeois témoigne de l’un des meilleurs chœurs d’enfants de notre pays.
Au début des années 80, des chrétiens engagés, dont ma femme et moi, se sont réunis avec l’aimable prêtre pour discuter du problème Nord-Sud. En 1997, Ferdy était l’un des cofondateurs du premier magasin du Tiers-Monde au Luxembourg. Il a suivi les événements dans les pays pauvres avec beaucoup d’intérêt. Lorsque la région du Sahel souffrait d’une grave sécheresse au début des années 80, il a fondé l’organisation d’aide humanitaire “Chrëschte mam Sahel” en 1984, dont il était le président jusqu’à sa mort.
Ferdy Fischer a été prêtre pendant 63 ans. D’une grande bonté et modestie, il est décédé à la maison de retraite de Belair en mars 2020.

(photo: OGBL)

ARMAND DREWS (1956-2020), Luxembourg
J’ai rencontré Armand Drews pour la première fois en décembre 1988. Il accompagnait Lucien Lux, bourgmestre de Bettembourg, qui avait rejoint une délégation de cinq personnes de l’organisation d’aide locale “Chiles Kinder” pour visiter le Chili.
Le syndicaliste socialiste y a rencontré des combattants de la paix exceptionnels: sœur Karoline Mayer, qui partage toujours sa vie avec les pauvres, et Clotario Blest, le chef du syndicat chrétien de gauche, âgé de 90 ans, ami du charismatique président chilien Salvador Allende (1970-1973).
Armand, comme cela m’a été confirmé à plusieurs reprises, a défendu les petites gens, que ce soit à la Mairie de Luxembourg (2005-2018), au syndicat OGBL ou au Cercle des ONG, dont il était le président de 2013 jusqu’à sa mort. Ces dernières années, nous avons été en contact avec lui parce que “Solidarité Syndicale OGBL” et “Niños de la Tierra” (anc. Chiles Kinder) soutiennent ensemble le projet “Trabajo Digno” de Martine Greischer à Cochabamba (Bolivie) .
Armand, un combattant pour un monde plus juste, a été arraché à la vie à seulement 63 ans le 16 avril 2020.

Michel Schaack

“Seul l’amour est révolutionnaire”

Assemblée Générale annulée

Chers amis et sympathisants de NIÑOS DE LA TIERRA anc. Chiles Kinder:

A la suite de la pandémie COVID-19 le Conseil d’Administration de Niños de la Tierra asbl. est au regret de devoir annuler son

Assemblée Générale ordinaire 2020

prévue pour jeudi, 26 mars 2020 à Bettembourg

et de la reporter à une date ultérieure.

La route critique que doivent suivre les Boliviens

Historique et analyse des troubles en Bolivie
par Rodrigo Aramayo, directeur de notre ONG partenaire ANAWIN, Cochabamba

Après 14 ans de relative stabilité sociale, politique et économique, la Bolivie est bouleversée et au bord du chaos depuis le jour des élections. La question qui se pose: quel est vraiment le facteur qui a déclenché cette confrontation?
Compte tenu de ces 4 semaines, le 20 octobre ont eu lieu les élections nationales pour élire le président, le vice-président et les parlementaires. Cette même nuit, lors du dépouillement du scrutin, le corps électoral a ordonné la coupure de la transmission publique des résultats. A ce moment, après que 85% des bulletins étaient dépouillés, l’écart entre le président sortant/candidat indigène Evo Morales et le candidat de centre-droite Carlos Mesa s‘élevait à 4%. Au cas où ce résultat serait définitif, conformément à la Constitution de l’État, il faudrait procéder à un deuxième scrutin entre les deux candidats. Il était clair qu’alors tous les fronts s’uniraient contre Morales, menant Mesa à la présidence. Le lendemain, lorsque la transmission a repris, l’écart est passé à plus de 10% et Evo Morales a été proclamé vainqueur et président de l’État plurinational de Bolivie pour un nouveau mandat de 2020-2015 et qui devrait débuter le 22 janvier.
A partir de ce moment, c’est une autre histoire. Face à l’appel à la résistance et aux allégations de fraude de Carlos Mesa, les principales villes de Bolivie ont réagi en mobilisant les secteurs de la classe moyenne. Santa Cruz, principal centre économique du pays, prend le relais des mouvements civiques qui se généralisent rapidement dans les villes, la stratégie est de paralyser toutes les activités publiques, privées, commerciales en élevant des barricades dans les rues défendues par les citoyens pour bloquer avec force toute circulation et tous les moyens de transport aussi bien dans les zones centrales que résidentielles. Dans les secteurs populaires et périphériques pourtant, on remarque que les activités se poursuivent normalement, premier symptôme que le mouvement de rejet d’une éventuelle fraude a des teintes classistes. Immédiatement, le gouvernement annonce un accord avec l’OEA (Organisation des États américains) pour auditer les résultats des élections dans les 10 jours, précisant qu’en cas de panne informatique, il accepterait le scrutin, accord qui n’arrête pourtant pas les mobilisations. Les jours qui suivent, les protestations deviennent plus radicales, on parle déjà de démission et de nombreux groupes de jeunes sur les motos et les VTT apparaissent dans les rues avec des attitudes qui dénotent une plus grande agressivité, attaquant et incendiant les bureaux du corps électoral. Ces groupes sont chargés de protéger les barricades qui se multiplient à chaque recoin des centres urbains résidentiels. Dans ce scénario de répudiation de la classe moyenne, les réseaux sociaux deviennent le meilleur moyen de communication et de diffusion de messages à fort contenu raciste et appellent à maintenir la résistance jusqu’à la démission du président indigène.

Partisans du candidat de droite Carlos Mesa brûlant des bulletins de vote à La Paz

Entretemps les organisations sociales indigènes et les zones populaires urbaines réagissent avec des marches de masse pour défendre Evo Morales et le gouvernement en insistant sur le respect du vote rural et la légalité du nouveau mandat. Ainsi ont lieu les premiers affrontements entre ces deux groupes à Santa Cruz, Cochabamba et La Paz, avec un bilan de 3 morts et des centaines de blessés. La police fait des efforts tièdes pour calmer les esprits mais finalement elle ne cherche qu’à protéger les quartiers résidentiels contre d’éventuels actes de vandalisme face à la panique générée par les messages alarmistes qui se produisent sur les réseaux sociaux.
Le 10 novembre, un événement majeur déstabilise le gouvernement jusque-là fort d’Evo Morales: l’émeute policière de Cochabamba qui se propage rapidement dans tout le pays. Les forces armées qui jusqu’à présent ont maintenu leur position de ne pas descendre dans la rue pour faire face au peuple recommandent au président de démissionner.
Le même jour, le président déclare que les examinateurs de l’OEA ont constaté des irrégularités dans le processus électoral. Il annonce immédiatement de nouvelles élections avec de nouveaux acteurs qui se tiendraient le 15 décembre. Dans l’après-midi, le président Morales qui se trouvait dans la région tropicale de Cochabamba, le principal bastion du MAS (Mouvement vers le Socialisme), proclame que le coup d’État de la police a été lancé avec l’ingérence directe de l’extrême droite internationale et démissionne, de même le vice-président Álvaro García Linera. Le lendemain, le gouvernement mexicain lui envoie un avion et il part en exil.
Le lundi 11 novembre, devant le vide du pouvoir, la deuxième vice-présidente du Sénat représentant l’un des partis de la droite radicale se proclame présidente par intérim de la Bolivie, dont le mandat a pour seule mission d’organiser de nouvelles élections et qui prendrait fin le 22 janvier 2020.
Logiquement, l’euphorie se déchaîne dans les villes, ce sont les classes moyennes qui ont «renversé le dictateur», les héros sont les policiers qui descendent et brûlent le drapeau multicolore (whipala), symbole des peuples indigènes et les jeunes à moto habillés en costumes de combat au meilleur style des groupes radicaux défilent dans les rues.
La réaction des adeptes de Morales, beaucoup plus nombreux qu’on ne le pensait, est immédiate. Les premiers à payer les conséquences de leurs actions sont la police, plusieurs unités de police sont en feu. Les classes moyennes des villes qui avaient été les protagonistes de la panique du renversement, les mêmes réseaux sociaux qui appelaient auparavant à la résistance, sont maintenant responsables de la diffusion de messages alarmistes qui annoncent l’avance des indigènes vers les villes. C’est dans ce contexte que le vendredi 15, une marche massive des producteurs de coca de Chapare, le secteur le plus fidèle à Evo Morales arrive à Sacaba, qui est la porte d’entrée de la ville de Cochabamba. Ils sont attendus par la police d’élite et les forces militaires qui avaient été préalablement autorisés par la présidente Jeanine Añez à réprimer avec armes toute mobilisation provenant des secteurs qui soutiennent le président déchu. Il y a une confrontation sérieuse à 10 km de la ville. Le résultat : 9 paysans tués par balles de gros calibre et plus de 200 blessés. Pas de victimes de la police et de l’armée. Ces décès provoquent l’indignation et la colère des Indiens Quechua et Aymara qui se sentent discriminés et humiliés en raison de leur statut indigène. La police qui, quelques jours auparavant, avait protégé les habitants rebelles de la ville, attaque maintenant les paysans qui n’acceptent pas le nouveau gouvernement.

Indigènes réclamant la fin des excès de la police


Les organisations autochtones comprennent maintenant que la lutte est basée sur la classe et la couleur de la peau. Le détail le plus frappant est que même les secteurs de l’intelligentsia et de la gauche démontrent que leur appartenance sociale a plus de poids que les théories libératrices.
En cette quatrième semaine qui commence, les positions se radicalisent de plus en plus, même avec l’arrivée des médiateurs des Nations Unies et d’autres pays de l’Union Européenne, il n’est pas possible d’établir un scénario de dialogue.
Que s’est-il passé? Comment Evo Morales est-il tombé brutalement à l’automne, alors qu’en 14 ans de gouvernement il avait généré une large base sociale, à partir de politiques inclusives, de croissance économique, de conquêtes sociales et d’autres réalisations qui ont amélioré la qualité de vie des Boliviens, surtout de ceux qui étaient historiquement marginalisés.
De notre perception, l’erreur fatale était de vouloir rester au pouvoir au-delà de ce que la constitution de Morales lui-même promulguait. Le référendum de 2016 a dit «NON» au projet d’amendement constitutionnel pour permettre au président ou au vice-président de l’État bolivien de se présenter pour une troisième réélection. Néanmoins, faire appel à un droit de l’homme l’a forcé à participer à ces élections. La goutte qui a fait déborder la patience des classes moyennes étaient des allégations de fraude électorale, provoquant une flambée sociale effrénée. Il aurait mieux fait terminer son mandat constitutionnel et laisser un autre membre de son parti occuper ce poste. Même sachant que cette élection porterait le gouvernement plus à droite, il aurait pu être certain que l’opposition n’oserait pas modifier les politiques économiques et sociales, reconnues comme réussies et inclusives. Il serait sorti par la grande porte comme l’un des plus grands présidents de l’histoire bolivienne, avec la certitude que dans cinq ans il serait de retour.
Le plus douloureux est qu’un processus qui a encore un long chemin à parcourir a été tronqué. Pour l’instant, l’affaiblissement des liens de coexistence entre les Boliviens est l’un des faits les plus inquiétants et les plus tristes que la longue crise politique que traverse le pays nous laisse. Il semble que chaque groupe soit ancré dans ses certitudes et préjugés sans chercher à comprendre les idées ou les raisons de ceux qui sont considérés comme différents.
Un autre élément qui ne peut être négligé pour comprendre la chute du gouvernement MAS est l’ingérence extérieure des groupes de pouvoir, aussi bien du nord (les USA) que nos voisins qui ont opté pour des gouvernements d’extrême droite. Dans l’analyse chronologique des événements, il est clairement démontré comment les différents secteurs agissent de manière synchronisée, les dirigeants civiques, la police, l’apparition organisée de groupes parallèles à la police.
Comment sortir de ce conflit? Les spécialistes de la gestion des conflits soulignent que la première étape pour les résoudre est de construire une image partagée du problème. Autrement dit, se mettre d’accord sur au moins les raisons des uns et des autres. Et à partir de cette mosaïque essayer d’y mettre de l’ordre et trouver les accords minimaux qui nous mènent au bout du tunnel. Mais pour cela, il est nécessaire de dialoguer.
L’augmentation de la tension actuelle pourrait s’expliquer dans une certaine mesure par l’incapacité des dirigeants à discuter ensemble leurs points de vue divergents sur les conflits qui nous ont conduits à l’impasse. La société attend toujours ce simple geste de ses dirigeants.
Il est clair qu’aucune issue ne peut être trouvée sans que les acteurs impliqués acceptent non pas une vision commune du problème, mais certaines procédures qui aident à canaliser et à résoudre pacifiquement les différences. Cela semble inévitable, car aucun des blocs en conflit n’a la capacité de trouver une solution. Nous sommes obligés de vivre ensemble, même si nous avons une profonde méfiance ou un malentendu entre nous, et cela ne peut se faire que par le dialogue face à face.

Cochabamba, 18 novembre 2019
Rodrigo Aramayo M.
Anawin

COMPTE RENDU DE LA 32e ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE NIÑOS DE LA TIERRA a.s.b.l. (anc. CHILES KINDER a.s.b.l.) 26 mars 2019

1. ALLOCUTION DU PRÉSIDENT

Monsieur Marco Hoffmann souhaite la bienvenue à 35 personnes parmi lesquelles Monsieur Laurent Zeimet, bourgmestre ; Madame Josée Lorsché, échevine; Messieurs Claude Fournel, Guy Frantzen, Patrick Hutmacher et Jean-Marie Jans, conseillers; Monsieur Fernand Huberty, vice-président de « Beetebuerg hëlleft ».
(excusés: Madame Christine Doerner, échevine; Monsieur Gusty Graas, échevin; Monsieur Roby Biwer, conseiller; Madame Sylvie Jansa, conseillère; Tania et Guy Mangen-Carrier, collaborateurs.)

Le président parle d’une année de transition 2018 : festivités 30e anniversaire en 2017 – travail en 2018 avec nouvelle réglementation pour la soumission des projets auprès du ministère – maximum 4 projets par an. Année de transition également au niveau du poste de permanent: Kim Nommesch s’est décidée de faire partie du conseil d’administration. Le travail de projet intense est désormais assuré par notre nouveau permanent : Carmen Albers. Tous ces changements exigent –après un voyage de projet en 2018- un autre voyage en 2019.

Le président pense aussi à son fils David rentré en juillet 2018 après une année inoubliable de volontariat au Chili, et parle de reconnaissance des parents pour le soutien. Marco Hoffmann remercie les dirigeants politiques et les services communaux de la Commune de Bettembourg de l’aide financière et logistique ainsi que « Beetebuerg hëlleft » de l’appui financier régulier pour divers projets. Il remercie également les membres du Conseil d’administration, et souligne le bon travail réalisé dans les sous-groupes « projets et public relations », dans le domaine du secrétariat et comptabilité-finances. Un grand Merci à tous les donateurs qui permettent à l’ONG de réaliser chaque année des projets pour une somme de plus de 500’000€.

Le président fait penser à Jean Wagner, décédé à l’âge de 69 ans. Il fut cofondateur de notre ONG et était membre du conseil d’administration pendant plusieurs années. Il demande à l’assemblée de se lever et d’observer une minute de silence.

2. APPROBATION DU PROCES-VERBAL DE L’ASSEMBLEE GENERALE 2018
Approbation du rapport par applaudissement.

3. RAPPORT D’ACTIVITÉ présenté sous forme de slideshow par Rose Ludwig-Bohler, secrétaire.

4. RAPPORT FINANCIER présenté par Jean-Paul Hammerel, trésorier.
Il remarque que chaque don est investi dans les projets. Un subside est accordé par «Beetebuerg hëlleft», «Diddeleng hëlleft», la commune de Beckerich, les communes de Bettembourg et Echternach (subside pour la visite des élèves de l’EPA).

Monsieur Hammerel donne des explications sur les projets cofinancés par l’Etat et sur les projets non cofinancés, de même que sur le cofinancement des projets par le ministère.

Un examen des comptes annuels a été effectué par la Fiduciaire Kohn Révision sarl. Une comptabilité double est demandée par le Ministère pour toutes les ONG qui touchent plus de 100’000€ par an pour les projets.

5. Madame Michèle Biwer et Madame Lolo Reding, REVISEURS DE CAISSE, ont contrôlé les bilans. Elles félicitent le trésorier de la bonne tenue des finances et prient l’assemblée de lui donner décharge.

6. Par applaudissement le rapport de caisse et le rapport d’activité sont approuvés par l’assemblée.

7. Les mêmes REVISEURS DE CAISSE Mesdames Michèle Biwer–Erpelding et Lolo Reding sont désignées par l’Assemblée pour l’année 2019.

8. La COTISATION (10 €) reste inchangée.

9/10. Le chef de PROJETS Jean-Paul Hammerel donne des explications sur les projets actuels et futurs. Il espère que le nouveau projet « Tirani III » sera accepté pour cofinancement par le ministère fin du mois de mars.
Ensuite il fait un reportage-photo sur le voyage de projets en Bolivie en avril 2018 : voyage pour explorer la situation avec nos partenaires sur place.

11. DIVERS
Monsieur Laurent Zeimet, bourgmestre, prend la parole et remarque que la présence d’un si grand nombre de conseillers montre que le conseil communal est solidaire avec l’ONG « Niños de la Tierra » qui établit un pont entre le conseil et les peuples en Amérique du Sud. Les membres du conseil font preuve de solidarité en travaillant avec ceux qui ont besoin d’aide.
Le bourgmestre remercie l’ONG qui, depuis plus de 30 ans, porte une image positive dans le monde. Il explique que « Beetebuerg hëlleft » fêtera son 30e anniversaire le 22 octobre 2019 dans la salle de fêtes du Château de Bettembourg, Niños de la Tierra faisant aussi partie de Bh. Pendant le « Wantermaart », on envisage de sensibiliser les gens lors d’une action de solidarité. Monsieur Zeimet affirme que l’ONG a laissé des traces pas seulement en construisant des bâtiments, mais en touchant le cœur de ceux qui profitent de notre aide.

La soirée se termine par un pot de l’amitié offert par Niños de la Tierra.


Le CONSEIL D’ADMINISTRATION a été élu pour deux ans en mars 2018, il est au nombre de 15. Répartition des charges du conseil d’administration dans la réunion du 5 avril 2019:
Marco Hoffmann (président), Gaby Stoos (vice-présidente), Rose Ludwig-Bohler (secrétaire), Jean-Paul Hammerel (trésorier), Georges Ludwig (trésorier adjoint),
Julie Kipgen, Marie-José Kohn-Goedert, Marcel Kohn, Kim Nommesch, Michel Schaack, Fernande Schaack-Rasquin, Axel Schneidenbach, Claude Schweich, Yvette Schweich-Lux, Gaby Wewer (membres)


Carmen Albers, permanent de notre ONG depuis août 2018.
Collaborateurs réguliers :
Ruth Hoffmann-Muhlpfordt, Tania Mangen-Carier, Guy Mangen, Claire Zimmer

Rose Ludwig-Bohler avril 2019

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE

Niños de la Tierra a.s.b.l.

invite tous ses donateurs et sympathisants

à son

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE

mardi le 20 mars 2018 à 20.00 heures

à la Boutique du Monde 42, route de Mondorf Bettembourg

Ordre du jour :

– allocution du président
– approbation du procès-verbal de l’assemblée générale 2017
– rapport d‘activités
– rapport financier
– rapport des réviseurs de caisse
– approbation des rapports
– désignation des réviseurs de caisse
– fixation de la cotisation
– élection du comité : tous les membres du conseil sont rééligibles
– projets actuels et futurs
– compte-rendu d’une année de volontariat en Bolivie
– divers

Le Conseil d’Administration de Niños de la Tierra a.s.b.l.

Aide précieuse pour le CENTRO HOGAR SONQO WASI à Cusco/Pérou

C’est avec grande joie et reconnaissance que Niños de la Tierra vous fait part d’une aide très précieuse pour le foyer d’accueil pour femmes en détresse et leurs enfants de notre partenaire FUNDACION CRISTO VIVE PERU (FCVP) à Cusco.

En effet, un don de 20.000.- euros en mémoire de feu Madame Yvette Wirth nous est parvenu, destiné justement à garantir en cette année 2017 le bon fonctionnement de ce centre.

Nous rappelons que cette institution a été fondée il y a 10 ans par la FCVP. Deux projets de Niños de la Tierra asbl., cofinancés par le Ministère de la Coopération luxembourgeoise, ont permis de financer la construction du nouveau centre d‘accueil et les frais de fonctionnement jusqu‘en 2016. Pour pouvoir garantir une aide continue à quelques 45 femmes et 90 enfants, la FCVP dépend actuellement uniquement de fonds privés étrangers – allemands, suisses et luxembourgeois – le soutien financier par les autorités publiques péruviennes étant très bureaucratique pour ne pas dire inexistant pour le moment.

Lors de notre visite en novembre 2016, nous avons de nouveau pu apprécier l’excellent travail réalisé et la nécessité absolue de continuer notre soutien financier à court et moyen terme.

C’est donc dans cet ordre d’idées que nous sommes très reconnaissants envers la famille de Mme Yvette Wirth, dont la mémoire est ainsi perpétuée.
Jean-Paul Hammerel

GENERALVERSAMMLUNG 2017

Niños de la Tierra a.s.b.l. invite tous ses donateurs et sympathisants à son

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE

jeudi le 30 mars 2017
à 20.00 heures

à la Boutique du Monde
42, route de Mondorf
Bettembourg

Ordre du jour :

1. Allocution du Président
2. Rapport d’activités
3. Rapport financier
4. Rapport des réviseurs de caisse
5. Approbation des rapports
6. Désignation des réviseurs de caisse
7. Fixation de la cotisation
8. Election du comité
9. Nos activités futures
10. Reportage: Visite des projets en Bolivie et au Pérou 2016
11. Divers et pot de l’Amitié

Le Conseil d’Administration de Niños de la Tierra a.s.b.l.