Conflit en Bolivie : méfiance et défi de la coopération sociale

ANAWIN, mai 2026

En mai 2026, la Bolivie est de nouveau plongée dans une crise profonde, marquée par des routes bloquées, une lutte entre manifestants et policiers, et un sentiment collectif d’épuisement. Ce qui a commencé comme des protestations sectorielles sur les salaires et l’énergie s’est transformé en une crise politique nationale, avec des appels à la démission du président Rodrigo Paz et des pénuries sur les marchés. Ironiquement, les secteurs populaires, paysans et indigènes qui contestent le gouvernement sont ceux qui avaient soutenu sa victoire électorale. Cependant, depuis son arrivée au pouvoir, une perception de distanciation entre le gouvernement et ces secteurs s’est intensifiée, alimentée par des alliances avec les élites économiques et des décisions fiscales jugées favorables aux intérêts urbains.

Cette méfiance et la perception de trahison parmi ceux qui s’étaient initialement tournés vers Rodrigo Paz dramatisent le conflit actuel, qui n’est pas seulement politique, mais également le reflet d’une désillusion face à un projet qui semble abandonner ses promesses. Des groupes variés — transporteurs, mineurs, organisations indigènes et éviste — intensifient les tensions en établissant des barrages routiers, exploitant une conjoncture économique défavorable pour relancer le mouvement politique autour d’Evo Morales.

La situation est aggravée par des problèmes structurels de l’économie bolivienne, telle que la dépendance aux importations énergétiques et les contestations autour de la Loi 1720, ce qui laisse le gouvernement dans une position de faiblesse. Le conflit n’est pas un simple affrontement idéologique, mais le résultat d’années de méfiance entre les différents acteurs : gouvernement, entrepreneurs et mouvements sociaux. Le débat public est polarisé, les discours simplifiant la complexité des revendications en stigmatisant certaines parties comme « minorités violentes » ou en désignant le gouvernement comme un néolibéralisme insensible.

La polarisation a réduit la capacité de reconnaissance des besoins d’autrui, exacerbant ainsi les tensions. La crise révèle un manque de mécanismes d’empathie et de coopération, la culture politique se basant davantage sur le veto que sur l’accord. Chaque secteur a appris que sa seule voix est celle qui paralyse le pays, tandis que les gouvernements résistent, conduisant à un cercle de confrontation où chacun perd, surtout les citoyens ordinaires pris entre ces rivalités.

La situation actuelle doit être un appel à reconstruire la confiance sociale avant toute stabilisation économique. Les réformes ne réussiront pas dans un climat de méfiance systémique. Une réconciliation est nécessaire, et cela implique de reconnaître l’humanité des opposants. Tous les acteurs doivent cesser de croire que leur propre légitimité est la seule. Récemment, un tournant a été observé, avec un mécontentement croissant de la population face aux blocages. Des citoyens commencent à s’organiser pour débloquer les routes, exprimant une fatigue face à l’impasse actuelle. Ce changement suggère un déclin de l’exigence de démission de Rodrigo Paz, alors que beaucoup craignent qu’un effondrement de l’ordre démocratique ne mène qu’à plus d’instabilité économique.

La Bolivie doit naviguer soigneusement pour éviter une montée des tensions qui pourrait conduire à un vide de pouvoir tout en reconnaissant les légitimes préoccupations de chaque secteur. En somme, l’avenir du pays dépendra de la capacité des acteurs à rétablir le dialogue, à promouvoir la compréhension mutuelle et à œuvrer ensemble pour sortir de cette spirale de conflit.

ANAWIN souligne que la reconstruction d’un pays repose sur la récupération de capacités fondamentales telles que l’empathie et la coopération, au-delà des indicateurs économiques. La reconnaissance des préoccupations d’autrui est essentielle pour des solutions durables et éviter la répétition des conflits.

La Bolivie a désormais un président élu pour 2025-2030 

Réflexions sur les résultats et les défis à court terme

Par ANAWIN notre partenaire à Cochabamba, octobre 2025

Le 19 octobre 2025 marquera un tournant dans la vie politique bolivienne. Au second tour de la présidentielle, Rodrigo Paz Pereira, candidat du Parti démocrate-chrétien (PDC), a battu Jorge « Tuto » Quiroga avec une marge de près de 9,5 %, selon les premiers décomptes de l’Organisme électoral plurinational. Ce résultat met fin à près de deux décennies d’hégémonie du Mouvement vers le socialisme (MAS) et ouvre une nouvelle ère politique, porteuse d’espoirs et de défis à court et moyen terme.

Élections boliviennes de 2025 : Proportion de votes obtenus par parti politique aux élections générales

 

Note : Données préliminaires à 97,86 % issues du Système de transmission et de publication des résultats préliminaires (SIREPRE). Consulté le 20 octobre 2025 à 11 h 45. Disponible à l’adresse : https://sirepre.oep.org.bo/national/

 

Le déroulement du second tour peut être interprété de deux manières : d’une part, il y a un rejet explicite du cycle politique précédent, matérialisé par la chute spectaculaire du MAS ; d’autre part, la victoire de Paz ne traduit pas nécessairement un glissement vers l’extrême droite, mais plutôt le triomphe d’une candidature qui a su allier des propositions économiques plus pragmatiques à un discours d’engagement social. De nombreux électeurs ruraux et urbains, lassés par la crise économique (inflation, pénuries et perte du pouvoir d’achat des Boliviens), ont cherché une alternative promettant un ordre budgétaire sans démanteler les programmes sociaux ; c’est dans ce contexte qu’est né le discours du « capitalisme pour tous » qui a accompagné la campagne de Paz.

 

La victoire du PDC au second tour renforce l’idée que les citoyens souhaitaient des propositions combinant redistribution et protection sociale, avec des solutions moins alignées sur les recommandations traditionnelles du Fonds monétaire international (FMI) face à la crise économique. Parallèlement, l’élection a confirmé la préférence pour les candidats capables d’interpréter la demande de protection sociale et de proximité avec la population. De nombreux discours et interventions publiques durant la campagne ont souligné que Paz était « plus proche du peuple ». Son style rhétorique faisait appel aux identités locales, formulait des promesses concrètes pour les régions touchées par la crise et communiquait avec un style évitant les formalités administratives. Cette stratégie a porté ses fruits : les secteurs traditionnellement sensibles aux messages de protection sociale (agriculteurs, travailleurs informels, retraités) ont perçu Paz comme quelqu’un qui ne promettait pas de ruptures traumatisantes, mais plutôt des solutions pragmatiques à visage humain. Cette impression de proximité a sans aucun doute été un facteur clé lors du second tour.

 

Il est important de noter que le PDC a remporté six des neuf départements où le MAS d’Evo Morales avait été le grand vainqueur ces vingt dernières années : la région andine, peuplée principalement de populations d’origine quechua et aymara. L’Alliance libre a largement gagné dans la région orientale, dont l’épicentre est Santa Cruz, le département le plus prospère grâce à l’agro-industrie, moteur de l’économie bolivienne.

 

Les principaux défis auxquels le nouveau gouvernement sera confronté concernent la gouvernabilité et l’économie. Premièrement, la gouvernabilité : bien que le PDC ait obtenu une représentation significative au Congrès, il lui manque la majorité absolue qui lui permettrait d’approuver des réformes profondes sans pactes. Cela nécessite une politique d’accords, de négociations et de larges coalitions, dans un contexte de fragmentation du pouvoir législatif et de polarisation et de méfiance persistantes entre les forces. Deuxièmement, l’économie : la reconstitution des réserves, la gestion de l’inflation et la pénurie de devises et de carburant nécessiteront des mesures techniques complexes et un consensus.

 

De même, il ne faut pas perdre de vue le calendrier électoral ; en 2026, la Bolivie organisera des élections infranationales (gouvernements autonomes départementaux et municipaux), qui constitueront le premier test électoral majeur de la nouvelle carte politique. Ces élections permettront de déterminer si le changement du système partisan, impulsé par la prédominance de nouvelles forces politiques, se consolide ou si des forces politiques comme le Mouvement vers le socialisme (MAS) conservent une certaine influence. La victoire de Rodrigo Paz et du PDC au second tour peut être interprétée comme le résultat d’une demande citoyenne exprimant un rejet de la poursuite du cycle précédent, une recherche de solutions concrètes à la crise et une préférence pour des discours de proximité sociale. Parallèlement, elle ouvre une période où la capacité à gouverner dépendra de sa capacité à conclure des accords et à répondre aux besoins immédiats.

 

Cochabamba, le 20 octobre 2025

Schwester Karoline zu Besuch in Luxemburg – Soeur Karoline en visite à Luxembourg

Vom 21. bis 24. Juni 2024 wird Schwester Karoline Mayer wieder einmal zu Gesprächen mit ihren Unterstützervereinigungen Andamos, Niños de la Tierra und Guiden a Scouten fir eng Welt in Luxemburg sein.

Gönnern und Sympathisanten der Fundación Cristo Vive bietet sich ebenfalls die Gelegenheit Schwester Karoline persönlich zu treffen:

  • auf dem Pisco-Stand von Niños de la Tierra auf der FÊTE DE L’AMITIÉ in BETTEMBURG (Parkplatz vor der Sporthalle, rue Polk) am Samstag, den 22.Juni ab 19.00 Uhr
  • in der Messe in der PFARRKIRCHE HOWALD (Gedenkgottesdienst für Michel Schaack) am Sonntag, den 23. Juni um 10.45 Uhr sowie beim anschliessenden Apéritif.

 

 

 

 

 

 

 

Soeur Karoline Mayer sera de nouveau présente au Luxembourg du 21 au 24 juin 2024 pour des entretiens avec les dirigeants des organisations de soutien Andamos, Niños de la Tierra et Guiden a Scouten fir eng Welt.

Les donateurs et sympathisants de la Fundación Cristo Vive auront deux occasions pour rencontrer soeur Karoline personnellement:

  • sur le stand Pisco de Niños de la Tierra à la FÊTE DE L’AMITIÉ à BETTEMBOURG (parking devant le hall sportif, rue Polk) samedi le 22 juin à partir de 19.00 heures
  • dans la messe en l’EGLISE PAROISSIALE de HOWALD (messe en mémoire de Michel Schaack) le dimanche 23 juin à 10.45 heures ainsi qu’à l’apéritif après la messe.

 

Assemblée générale 2024

Le conseil d’administration de NIÑOS DE LA TIERRA asbl. (anc. Chiles Kinder asbl.)

a l’honneur et le plaisir de vous inviter à sa


37e Assemblée générale


qui aura lieu à la Boutique du Monde Bettembourg
 42, route de Mondorf 

le mardi, 26 mars 2024 à 20:00 heures.

ordre du jour:

  1. Allocution de bienvenue du président
  2. Approbation du procès-verbal de l’assemblée générale 2023
  3. Rapport d’activité pour l’exercice 2023
  4. Rapport de caisse pour l’exercice 2023
  5. Rapport des réviseurs de caisse
  6. Approbation des rapports et décharge du trésorier
  7. Désignation des réviseurs de caisse
  8. Fixation de la cotisation
  9. Élection du conseil d’administration: tous les membres sont démissionnaires et rééligibles
  10. Projets actuels et futurs
  11. Compte-rendu d’un voyage de projets en Bolivie
  12. Divers

Un pot de l’amitié sera offert.

 

pour le conseil d’administration

 

Marco Hoffmann                                                  Rose Ludwig-Bohler

        président                                                              secrétaire

COMPTE RENDU

DE LA 36e ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE NIÑOS DE LA TIERRA a.s.b.l.

(anc.CHILES KINDER a.s.b.l

28 mars 2023 à 20h00

 

  1. ALLOCUTION DU PRÉSIDENT

Monsieur Marco Hoffmann souhaite la bienvenue aux sympathisants de l’ONG parmi lesquels Monsieur Jean-Marie Jans, échevin et représentant du bourgmestre; Madame Josée Lorsché, échevine ; Monsieur Roby Biwer, conseiller et président de « Beetebuerg hëlleft » ; Monsieur Guy Frantzen, conseiller et trésorier de « Beetebuerg hëlleft »; Monsieur Patrick Hutmacher, conseiller ; Monsieur Michel Waringo, conseiller, les ex-volontaires de notre ONG Toni Schweich et Lydie Hoffmann; notre réviseuse de caisse Madame Michèle Biwer; Romy Hutmacher et Nico Bodry de l’ONG « OGBL solidarité syndicale » et Mme Maggy Menné, ex-présidente de l’ONG « Aide au Vietnam ».

Le président rappelle brièvement ce qui a été réalisé au cours des 35 dernières années par l’ONG « Niños de la Tierra » anciennement « Chiles Kinder ». +/- 9.000.000 euros ont été investis dans des projets cofinancés, dont 3.000.000 euros provenant de nos donateurs, au total 71 projets cofinancés réalisés dans les 3 pays cibles Bolivie, Chili et Pérou. En plus un montant de +/-1.700.000 euros a été investi dans des projets non cofinancés par l’Etat.

28 voyages de projets ont été faits, 121 infos envoyés (régulièrement 4 par an ces dernières années). Pendant toutes ces années, l’ONG a pu investir tous les dons directement dans les projets, car les frais administratifs sont couverts par un petit budget du ministère. L’ONG fonctionne avec une équipe d’une douzaine de membres ; en tout 28 bénévoles ont fait partie de l’ONG plus ou moins longtemps au fil des 35 années. Il y a eu 3 présidents, Michel Schaack de 1987 à 2013, Claude Schweich de 2013 à 2016 et Marco Hoffmann depuis 2016. Weiterlesen

Assemblée Générale 2023

Le conseil d’administration de NIÑOSDE LA TIERRA asbl. (anc. Chiles Kinderasbl.)

a l’honneur et le plaisir de vous inviter à sa


36e Assemblée générale


qui aura lieu à la Boutique du Monde Bettembourg
 42, route de Mondorf 

le mardi, 28 mars 2023 à 20:00 heures.

ordre du jour:
• allocution du président
• approbation du procès-verbal de l’assemblée générale 2022
• rapport d’activités
• rapport financier
• rapport des réviseurs de caisse
• approbation des rapports
• désignation des réviseurs de caisse
• fixation de la cotisation
• conseil d’administration
• projets actuels et futurs
• divers

Un pot de l’amitié sera offert.

COMPTE RENDU de la 35e ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE NIÑOS DE LA TIERRA a.s.b.l.

1. ALLOCUTION DU PRÉSIDENT
Monsieur Marco Hoffmann souhaite la bienvenue aux sympathisants de l’ONG parmi lesquels Monsieur Jean-Marie Jans, échevin; Monsieur Patrick Hutmacher, conseiller ; Monsieur Michel Waringo, conseiller, les ex-volontaires de notre ONG Toni Schweich et Salomé Heindrichs ; Diane Catani, ex-volontaire et présidente du projet « Teatrobus » au Chili; nos réviseuses de caisse ; ainsi que notre président honoraire Michel Schaack et sa femme Fernande.
Excusés : M. Laurent Zeimet, bourgmestre ; Mme Josée Lorsché, 1ère échevine ; M. Gusty Graas, échevin ; M. Roby Biwer, conseiller ; M. Guy Frantzen, conseiller ; M. Fernand Huberty et M. Guy Urbany de l’ONG « Beetebuerg hëlleft » ; Mme Maggy Menné, présidente de l’ONG « Aide au Vietnam » ; Mme Claire Zimmer, collaboratrice permanente ; Mme Patricia Garcia, collaboratrice indépendante ; Alissa Frantz et David Hoffmann, ex-volontaires ;

Dans son discours, le président explique que les 35 ans de l’ONG « Niños de la Tierra » en 2022 valent bien l‘une ou l‘autre manifestation d‘anniversaire, entre autres avec un stand et une exposition de photos prévus au Supermarché Cactus Bettembourg les 14 et 15 octobre, ainsi qu‘avec la publication d’un INFO plus complet pour parler encore plus précisément de notre travail.
Monsieur Hoffmann continue que ces dernières années, on a beaucoup parlé chez nous de solidarité et de justice sociale. Ces valeurs restent bien sûr très importantes pour nous en tant que ONG, mais en ce qui concerne notre travail et notre engagement, il faut y ajouter le thème du développement durable, et plus précisément du développement humain. Un exemple de ce développement humain est le projet Tirani en Bolivie. Lors de la visite du projet en décembre, on a de nouveau constaté la motivation du travail et de l‘entraide entre les communautés. A Tirani, l’ONG « Niños de la Tierra » a commencé son projet par un jardin d‘enfants et il est clair qu‘avec une bonne nourriture et l‘“education con amor“ (l’éducation avec amour : la devise de notre jardin d‘enfants et aussi celle de Sœur Karoline) contribuent beaucoup à un bon développement des enfants. Le jardin d‘enfants, avec la formation des femmes et la „escuela de padres“ (école des parents), représente encore autre chose : la confiance. Sans confiance, pas de développement ! Le jardin d‘enfants a créé une confiance entre les enfants et leurs éducatrices/éducateurs, entre les parents et les professionnels de la FCVB, mais aussi entre Tirani et notre ONG « Niños de la Tierra », ce qui inclut le voyage de projet tous les deux ans pour poser des questions, s‘intéresser, être à l‘écoute de tous les problèmes et travailler à des solutions.
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COMPTE RENDU

de la 34e ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE NIÑOS DE LA TIERRA a.s.b.l.

(anc.CHILES KINDER a.s.b.l.) par visioconférence

30 mars 2021

1. ALLOCUTION DU PRÉSIDENT
Monsieur Marco Hoffmann souhaite la bienvenue à 38 personnes parmi lesquelles Monsieur Jean-Marie Jans, échevin; Monsieur Alain Gillet, conseiller ; Monsieur Roby Biwer, conseiller et président de « Beetebuerg hëlleft », Madame Maggy Menné, présidente d’Aide au Vietnam ; des ex-volontaires de notre ONG ; nos réviseurs de caisse ; Kim Nommesch pour la traduction espagnol-luxembourgeois ; Carmen Albers notre permanent pour la rédaction des projets ; ainsi que notre président honoraire Michel Schaack. (Excusé : Monsieur Guy Frantzen, conseiller)
Il salue en particulier quatre partenaires de nos projets en Amérique Latine, qui prendront la parole à la fin de l’assemblée pour présenter brièvement leurs projets, à savoir Sœur Mercedes Gutiérrez (directrice Fundación Cristo Vive Bolivia), Rodrigo Aramayo (directeur Asociación ANAWIN, Cochabamba Bolivia), Teresa Vasquez (coordinatrice technique CONTEXTO, La Paz Bolivia) et Roberto Mansilla (directeur Fundecam, Temuco Chile).
Diane Catani (Directrice du projet Teatro-Bus à Santiago de Chile) est également présente par visioconférence, mais ayant déjà présenté son projet à Bettembourg en janvier et octobre 2020, elle ne prendra pas la parole ce soir.
Marco Hoffmann rappelle que 2020 était la première année, régie par les mesures de lutte contre le virus Corona au Luxembourg. Mais la maladie, baptisée COVID-19 a aussi particulièrement touché nos partenaires d’autant plus que le système sanitaire dans nos pays cibles n’est pas au même niveau qu’en Europe et n’est surtout pas accessible pour les pauvres. Beaucoup de gens sont morts, et beaucoup souffrent encore plus de la pauvreté. Que faire en tant que petite ONG face à cet énorme problème ? De même que pour les autres problèmes d’envergure comme la pauvreté ou la dégradation de l’environnement, une petite ONG ne peut assurer qu’une petite contribution et bien entendu ne pas résoudre tous les problèmes. Nous avons essayé de faire quelque chose d’utile en achetant par exemple des semences aux partenaires pour aménager un jardin et devenir plus indépendant (ANAWIN) ; en aidant une fille de l’Ecole de musique EPA au Chile qui a perdu sa mère à cause du COVID. Au Chili avec un couvre-feu total, une grande solidarité s’est développée en distribuant à manger aux gens qui souffrent de la faim………. (Initiatives à voir dans notre INFO 3 de 2020)
Grâce à notre appel aux dons « COVID » de l‘année dernière, nous avons pu envoyer plus de 42.500 € à nos partenaires. Merci à tous ceux qui ont réagi à cet appel : d’autres dons seront nécessaires, en dehors de la pandémie, pour combattre les grands problèmes de notre temps : la pauvreté et la dégradation de l’environnement ont été citées. La santé et l’éducation ont aussi leur importance et nécessitent un développement prioritaire dans beaucoup de pays. Et il y a d’autres chantiers … Ce sont les Nations Unies qui les ont identifiés en définissant 17 objectifs pour un développement durable, à voir sur internet « 17ziele.de »

2. APPROBATION DU PROCES-VERBAL DE L’ASSEMBLEE GENERALE 2020, publié dans INFO 4/2020
Aucune objection

3. RAPPORT D’ACTIVITÉ présenté sous forme de slideshow par Rose Ludwig-Bohler, secrétaire (détails INFO 1/2021).

4. RAPPORT FINANCIER présenté par Jean-Paul Hammerel, trésorier.
Monsieur Hammerel donne des explications sur la situation financière, Recettes et Dépenses de l’année 2020 : solde de 240’562,31€ au début de l’année 2020, et solde de 235‘368,87€ au 31 décembre 2020.
Le cofinancement par l’Etat étant en-dessous de 100’000€, notre ONG n’était pas obligée à faire un audit par une fiduciaire, mais l’audit nous rassure et donne une certaine continuité.
Il remarque aussi que les frais administratifs de l’ONG ne sont pas plus élevés que le montant accordé par le Ministère. Le montant des dons par ordre permanent reste stable et donne une certaine sécurité dans la planification financière.
Il existe une sorte de join-venture avec « Beetebuerg hëlleft » pour le cofinancement des deux projets « Lautaro » avec Fundecam au Chili, et « Sonqo Wasi » avec FCVP au Pérou.
En ce qui concerne les dépenses de 348‘368,87€, une somme de 333’974€ est investie dans les projets cofinancés et non-cofinancés.
La réserve de 235‘080,44€ fin décembre est déjà investie en partie dans nos projets au mois de mars 2021, notre situation étant très stable.
Un grand Merci à Georges Ludwig, son vice-trésorier pour la comptabilité à partie double et les documents pour la fiduciaire.

5. Madame Michèle Biwer et Madame Lolo Reding, REVISEURS DE CAISSE, ont contrôlé les bilans, recettes et dépenses. Lolo Reding dit que tout était correct et présenté avec sérieux. Elle prie l’assemblée de donner décharge au trésorier.

6. Par applaudissement le rapport d’activité et le rapport de caisse sont approuvés par l’assemblée.

7. Les mêmes REVISEUSES DE CAISSE Mesdames Michèle Biwer–Erpelding et Lolo Reding sont désignées par l’Assemblée pour l’année 2021.

8. Pour devenir membre de l’ONG, la COTISATION reste inchangée (10€).

9. CONSEIL D’ADMINISTRATION : pas d’élections en 2021
11 membres font partie du conseil d’administration: Jean-Paul Hammerel, Marco Hoffmann, Julie Kipgen, Marcel Kohn, Marie-José Kohn-Goedert, Georges Ludwig, Rose Ludwig-Bohler, Axel Schneidenbach, Claude Schweich, Yvette Schweich-Lux, Gaby Wewer
Fernande Schaack-Rasquin a donné sa démission en septembre 2020.
Un grand Merci est exprimé à Fernande et Michel Schaack pour leur engagement tout au long des années dès la fondation de l’ONG en 1987. Dès que sanitairement possible, nous honorerons cet engagement dans le cadre d‘une petite fête.
Gaby Stoos a demandé une 2e année sabbatique.
L’assemblée confirme le conseil d’administration pour l’année 2021.

10. Le responsable de PROJETS Jean-Paul Hammerel donne des explications :
* nouveau projet avec ANAWIN à Tirani/Montesillo sur l’Altiplano: aide alimentaire, accompagnement des enfants avec composante écologique : agriculture et nutrition en tant que sujet d’apprentissage
* Projet Tirani avec FCVB : jardins d’enfant Taquiña Chica et Andrada: accompagnement non seulement des enfants mais aussi des parents, accompagnement des éducatrices qui auraient dû être payées par les communes, mais dû à la fermeture des écoles (perte d’une année scolaire pour les enfants), les jardins d’enfants étaient fermés et donc pas de rémunération pour les éducatrices. Ce qui est dommage pour un projet de suivi qui devrait être autosuffisant. Il faudra observer également la situation politique en Bolivie.

* Notre part au projet Trabajo Digno Fondation KALLPA de Martine Greischer à Cochabamba (ensemble avec OGB-L solidarité syndicale) : donner aux pauvres les moyens d’exiger leurs droits de travail et leur droit à une affiliation dans une caisse de maladie.
* Projets non cofinancés : somme plus élevée qu’en 2019 à cause du COVID. Nous avons apporté une aide spontanée à nos partenaires qui nous ont informés des initiatives prises sur place, avec un profond merci des personnes concernées.
* Nous soutenons les projets Teatrobus de Diane Catani au Chili, le projet Lautaro des Mapuches au Chili, l’Ecole de musique EPA au Chili, le Foyer Hogar Esperanza à Santiago de Chile, le refuge pour femmes en détresse Sonqo Wasi à Cuzco Pérou.

Ensuite Jean-Paul Hammerel donne la parole à nos partenaires qui nous parlent de leurs projets:
* Sœur Mercedes Gutiérrez et Tilme Arispe, Bolivie : continuation en 2e année du projet Tirani/Andrada, Taquiña Chica : prise en charge des enfants en bas âge et accompagnement des familles (notre ONG est en relation avec Tirani depuis 9 ans : toute la communauté profite de ce projet).
* Rodrigo Aramayo: continuation avec ANAWIN à Sacaba et sur le Plateau de l’Altiplano à Montesillo/Chapisirca : amélioration et consolidation de la sécurité alimentaire. Tous les projets prévus pour 2020 ont été accomplis.
Rodrigo explique aussi la situation politique actuelle en Bolivie.
* Teresa Vasquez et ses collaboratrices (CONTEXTO) : projets La Paz, El Alto/Potosí.
En 2021 nous allons présenter un nouveau projet « Potosí » au ministère (seulement un appel aux projets avec sorte de concours) : installation de petits jardins avec serres pour une meilleure nutrition. 80 familles aux alentours de Potosí profiteront de ce projet qui a l’accord et le soutien des chefs de toute la communauté. L’excédent de la production de fruits et de légumes sera vendu pour améliorer la situation financière. Un point important consiste en la communication avec d’autres municipalités et institutions de l’Etat. Autre point important : l’éducation des enfants et des adolescents, surtout dans les structures d’aide et d’appui.
La participation des femmmes, l‘égalité des droits pour les femmes et l‘éducation à la nutrition font partie des point forts de CONTEXTO. Des expositions et marchés donnent l’occasion de montrer les résultats et la vente des produits.
Margarita, éducatrice, travaille avec les enfants et nous remercie de l’aide surtout pendant la quarantaine : les dons ont servi à fournir aux familles des paquets avec désinfectants, aliments et affaires pour les enfants.
* Roberto Mansilla (Fundecam) projet Lautaro Mapuche
Projet non cofinancé par l‘Etat, mais en cofinancement avec « Beetebuerg hëlleft ». Fundecam est l’association la plus ancienne qui travaille avec les indigènes Mapuche au Chili. Depuis les années 2000 nous faisons des projets ensemble, le dernier étant celui de 2020 dans la communauté de Lautaro, ensemble avec l’ONG « Beetebuerg hëlleft »: soutien financier par un fondo rotatorio et une aide dans l’agriculture. Roberto explique aussi la situation politique dans la région de l’Aurécanie: A cause de la militarisation de la région, beaucoup de razzias sont organisées sur territoire Mapuche. Fundecam joue un rôle important pour informer les Mapuche sur la nouvelle constitution qui devrait être élaboré par le peuple. A côté des problèmes de sécurité, la fondation souffre aussi de la quarantaine totale, avec 18% de contamination, pas le droit de se déplacer. Roberto en tant que directeur de Fundecam, est en possession d’un permis de passage et passe toutes les semaines dans les communautés pour garder le contact.

11. DIVERS
Monsieur Jean-Marie Jans, échevin et représentant de la Commune de Bettembourg, prend la parole en disant que la façon dont l’ONG maîtrise les problèmes, est impressionnante, que tous les rapports faits par le président, la secrétaire et le trésorier avec l’aide de son trésorier adjoint sont transparents et clairs. Il est impressionné par l’aide fournie dans les projets, grâce aussi à l’Etat et à la Commune. Etonnant le grand nombre de dons privés, et l’aide importante au niveau des projets cofinancés, de même que dans les projets non cofinancés. Un pourcentage extrêmement élevé est investi dans les projets, et non dans des procédures administratives. Les témoignages authentiques des partenaires par visioconférence est une des seules choses positives à voir dans cette pandémie et crise sanitaire. Monsieur Jans affirme qu’un budget de 170‘000 € a été autorisé pour la coopération et sera transmis aux ONG par l’intermédiaire de « Beetebuerg hëlleft ». On peut compter sur un futur engagement de la Commune. Un grand Merci à « Niños de la Tierra » !

Monsieur Roby Biwer, président de « Beetebuerg hëlleft » est content d’avoir revu -par ce moyen de visioconférence- quelques partenaires. Il remercie le conseil d’administration de l’engagement au cours des années et de la bonne collaboration avec Bh. Comment soutenir les ONG? 170’000 € ont été votés par la Commune et seront transférés par l’intermédiaire de Bh aux différentes ONG de la Commune. Un subside supplémentaire au subside annuel aidera les ONG à soutenir leurs partenaires sur place (en Amérique Latine, au Vietnam et au Sénégal) dans la crise sanitaire et à cofinancer quelques petits projets. Un grand Merci et félicitations à l’ONG pour tout ce qui a été réalisé et sera réalisé avec un engagement sans intérêt personnel.

Le CONSEIL D’ADMINISTRATION est au nombre de 11.
Répartition des charges du conseil d’administration dans la réunion du 8 avril 2021:
Président: Marco Hoffmann; président honoraire: Claude Schweich; vice-présidente: Julie Kipgen; secrétaire: Rose Ludwig-Bohler; trésorier et responsable de projets: Jean-Paul Hammerel; secrétaire adjointe: Julie Kipgen; trésorier adjoint: Georges Ludwig;

Membres: Marie-José Kohn-Goedert, Marcel Kohn, Axel Schneidenbach, Yvette Schweich-Lux, Gaby Wewer

Collaborateurs réguliers:
Claire Zimmer, Michel Schaack (président honoraire)

Carmen Albers,
collaboratrice projets depuis août 2018

Patricia Garcia,
collaboratrice depuis septembre 2020

 

 

Rose LUDWIG-BOHLER secrétaire

Etat de Bolivie Plurinational, le retour à la démocratie en 363 jours

Commentaire sur les élections présidentielles en Bolivien

par Rodrigo Aramayo Mercado et l’équipe ANAWIN

Cochabamba 22.10.20

363 jours se sont écoulés depuis le 20 octobre 2019, date à laquelle le récit de la fraude a été imposé pour annuler le résultat de l’élection qui aurait instauré Evo Morales pour la quatrième fois comme président de la Bolivie. Dans les 21 jours qui suivaient (entre octobre et novembre 2019), une profonde construction sociologique a resurgi manifestant un prétendu droit coutumier du citoyen urbain blanc créole et oligarque (« l’humain ») en tant que seul propriétaire de la destination du pays andin-amazonien, au détriment du paysan indigène (considéré comme « le barbare »). Ce dernier a essayé au cours des 14 dernières années de récupérer une charte de citoyenneté et a eu l’audace de revendiquer son droit d’être protagoniste de la construction de l’État. Weiterlesen