COMPTE RENDU
de la 35e ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE NIÑOS DE LA TIERRA a.s.b.l.

(anc.CHILES KINDER a.s.b.l.)
au KulTourhaus à Huncherange
29 mars 2022 à 19h30

1. ALLOCUTION DU PRÉSIDENT
Monsieur Marco Hoffmann souhaite la bienvenue aux sympathisants de l’ONG parmi lesquels Monsieur Jean-Marie Jans, échevin; Monsieur Patrick Hutmacher, conseiller ; Monsieur Michel Waringo, conseiller, les ex-volontaires de notre ONG Toni Schweich et Salomé Heindrichs ; Diane Catani, ex-volontaire et présidente du projet « Teatrobus » au Chili; nos réviseuses de caisse ; ainsi que notre président honoraire Michel Schaack et sa femme Fernande.
Excusés : M. Laurent Zeimet, bourgmestre ; Mme Josée Lorsché, 1ère échevine ; M. Gusty Graas, échevin ; M. Roby Biwer, conseiller ; M. Guy Frantzen, conseiller ; M. Fernand Huberty et M. Guy Urbany de l’ONG « Beetebuerg hëlleft » ; Mme Maggy Menné, présidente de l’ONG « Aide au Vietnam » ; Mme Claire Zimmer, collaboratrice permanente ; Mme Patricia Garcia, collaboratrice indépendante ; Alissa Frantz et David Hoffmann, ex-volontaires ;

Dans son discours, le président explique que les 35 ans de l’ONG « Niños de la Tierra » en 2022 valent bien l‘une ou l‘autre manifestation d‘anniversaire, entre autres avec un stand et une exposition de photos prévus au Supermarché Cactus Bettembourg les 14 et 15 octobre, ainsi qu‘avec la publication d’un INFO plus complet pour parler encore plus précisément de notre travail.
Monsieur Hoffmann continue que ces dernières années, on a beaucoup parlé chez nous de solidarité et de justice sociale. Ces valeurs restent bien sûr très importantes pour nous en tant que ONG, mais en ce qui concerne notre travail et notre engagement, il faut y ajouter le thème du développement durable, et plus précisément du développement humain. Un exemple de ce développement humain est le projet Tirani en Bolivie. Lors de la visite du projet en décembre, on a de nouveau constaté la motivation du travail et de l‘entraide entre les communautés. A Tirani, l’ONG « Niños de la Tierra » a commencé son projet par un jardin d‘enfants et il est clair qu‘avec une bonne nourriture et l‘“education con amor“ (l’éducation avec amour : la devise de notre jardin d‘enfants et aussi celle de Sœur Karoline) contribuent beaucoup à un bon développement des enfants. Le jardin d‘enfants, avec la formation des femmes et la „escuela de padres“ (école des parents), représente encore autre chose : la confiance. Sans confiance, pas de développement ! Le jardin d‘enfants a créé une confiance entre les enfants et leurs éducatrices/éducateurs, entre les parents et les professionnels de la FCVB, mais aussi entre Tirani et notre ONG « Niños de la Tierra », ce qui inclut le voyage de projet tous les deux ans pour poser des questions, s‘intéresser, être à l‘écoute de tous les problèmes et travailler à des solutions.
Un développement durable et humain efficace prend du temps. Nous travaillons à Tirani depuis 2010 et si notre prochain projet sur trois ans sera accepté par le ministère à la fin de l‘année, notre travail à Tirani durera au moins jusqu‘en 2026, soit 16 ans au total. Outre la construction d‘une demi-douzaine de jardins d‘enfants, nous avons formé de nombreuses femmes en tant qu‘éducatrices et amélioré la production agricole dans les communes de telle sorte qu‘un marché puisse voir le jour à Tirani, où la vente de produits alimentaires écologiques améliorera le revenu de nombreuses familles.
Même les politiciens remarquent l‘évolution de la situation à Tirani. Le maire de la commune de Cochabamba a choisi Tirani pour la rentrée scolaire. Une telle visite, qui montre une reconnaissance politique et qui va dans le sens d‘un renforcement de l’engagement communal à Tirani, est certainement un moment important dans le développement humain de cette région. Il est également réjouissant que le pays entier ait pu retrouver une stabilité politique après Evo Morales et que les programmes sociaux se poursuivent.
Tout comme au Chili, on peut espérer l’amélioration des conditions de vie de nombreuses personnes, en particulier des plus pauvres. Niños de la Tierra se range du côté de ceux qui veulent construire, développer et faire progresser les gens !!

2. APPROBATION DU COMPTE-RENDU DE L’ASSEMBLEE GENERALE DU 30.03.2021, publié dans INFO 2/2021
Le compte-rendu de l’Assemblée Générale du 30 mars 2021 est approuvé par les membres présents.

3. RAPPORT D’ACTIVITÉ
Madame Rose Ludwig-Bohler, secrétaire, présente le rapport d’activité de l’ONG sous forme de slideshow (détails INFO 1/2022).
4. RAPPORT FINANCIER (publié dans INFO 1/2022)
Monsieur Jean-Paul Hammerel, trésorier, donne des explications sur la situation financière, sur les recettes et dépenses de l’année 2021 : solde de 235’080,44€ au début de l’année 2021, et solde de 230’825,93€ au 31 décembre 2021.
Remarques :
*Les frais administratifs de l’ONG ne sont pas plus élevés que le montant accordé par le Ministère. Depuis les 35 ans d‘existence de notre ONG, aucun cent des dons n‘a été investi dans des frais administratifs, ce dont nous sommes très fiers : c‘est l‘avantage du bénévolat.
*Le bilan est contrôlé par une fiduciaire officielle et confirmé par un audit financier pour le ministère. Ceci est nécessaire si on touche plus de 100’000€/an en tant que cofinancement, et pour obtenir l‘agrément du Ministère.
*Le montant des dons par ordre permanent reste stable. Ces ordres permanents sont importants et donnent une certaine sécurité dans la planification financière.
5. Madame Michèle Biwer-Erpelding et Madame Lolo Reding, REVISEUSES DE CAISSE, ont contrôlé les bilans, recettes et dépenses. Michèle Biwer dit que tout était correct et présenté avec sérieux. Elle prie l’assemblée de donner décharge au trésorier.
6. Par applaudissement le rapport d’activité et le rapport de caisse sont approuvés par l’assemblée.
7. Les mêmes REVISEUSES DE CAISSE Michèle Biwer–Erpelding et Lolo Reding sont désignées par l’Assemblée pour l’année 2022.

8. La COTISATION pour les membres de l’ONG reste inchangée (10€).

9. CONSEIL D’ADMINISTRATION :
Après deux années sabbatiques, Gaby Stoos fera de nouveau partie du Conseil d’Administration qui se compose désormais de 12 membres, à savoir :
Jean-Paul Hammerel, Marco Hoffmann, Julie Kipgen, Marcel Kohn, Marie-José Kohn-Goedert, Georges Ludwig, Rose Ludwig-Bohler, Axel Schneidenbach, Claude Schweich, Yvette Schweich-Lux, Gaby Stoos, Gaby Wewer
Par acclamation l’Assemblée Générale donne décharge au Conseil et confirme le nouveau Conseil d’Administration pour les années 2022 et 2023.

10. Le responsable de PROJETS, Jean-Paul Hammerel, donne des explications sur nos projets :
Projets cofinancés
* Tirani III, (jardins d’enfant Tirani, Taquina Chico et Andrada) se termine cette année.
Monsieur Hammerel souligne une fois de plus l‘importance de la visite du maire de Cochabamba dans les jardins d‘enfants de Tirani sans qu‘il y ait d‘élections. C’est un énorme succès pour la communauté qui a présenté ses jardins d‘enfants sans l’assistance de sœur Karoline. Il est particulièrement important que le nouveau projet soit prêt et que les communautés elles-mêmes se rendent dans la commune pour faire valoir leurs droits et exiger la durabilité demandée par notre ministère.
* Chapisirca/Montecillo sur un haut plateau à 3900m
Il y a quelques années, avec l‘aide d‘ANAWIN, nous avons fait un diagnostic pour connaître les besoins et nous avons commencé à aider les communautés à développer leur agriculture, leur élevage et leurs écoles.
Projet en 2e année.
* Nouveau projet à Potosí « Amélioration de la sécurité alimentaire et de l‘alimentation dans les communautés de Palcamayu, Karachipampa et Alto Potosí
Potosí est la ville d‘où provient plus de la moitié de l‘argent du monde entier. Le projet n‘en est qu‘à ses débuts avec 3 communautés et avec le partenaire CONTEXTO. Le but est l’agriculture périurbaine dans de grandes serres irriguées, agriculture durable pour les familles qui vendront ensuite leurs produits sur le marché, ainsi qu’une formation pour l‘encadrement des enfants à 4500 m d‘altitude.
* Trabajo Digno avec la « Fundacion KALLPA » de Martine Greischer à Cochabamba (ensemble avec OGB-L solidarité syndicale) : justice sociale et construction d‘une sécurité sociale des gens à Cochabamba. Nous participons au projet.
Projets non cofinancés, soutenus par des fonds de notre ONG
*Projet Teatrobus de Diane Catani à Santiago de Chile
*Projet Lautaro avec Fundecam. Après l’élection du nouveau président, Fundecam a été sollicité par le gouvernement local pour expliquer comment ils s‘en sortaient dans notre projet avec le Fondo rotatorio (sorte de micro-crédit pour les familles pour construire quelque chose de durable comme l‘élevage de poules, la construction de serres, l’élevage d’abeilles…).
A moitié financé par « Beetebuerg hëlleft »
* Ecole de musique EPA à Achupallas au Chili. Les parrainages contribuent à ce qu‘un enfant issu des milieux les plus pauvres puisse fréquenter l‘école pendant un an. Soutenu avec l‘aide de « Beetebuerg hëlleft ».
* Le foyer pour femmes en détresse « Sonqo Wasi » à Cusco ne peut pas être cofinancé sans l’apport de l’Etat péruvien. Le projet est soutenu aussi avec l‘aide de « Beetebuerg hëlleft »
* KAIROS, ancien partenaire à Santiago de Chili avec un bon travail de base.
* Aide COVID grâce aussi aux subsides de « Beetebuerg hëlleft »
* Lors des inondations de 2021 au Chili, Niños de la Tierra et Beetebuerg hëlleft ont participé à la reconstruction des infrastructures de FUNDECAM à Temuco.
Projets futurs:
*Prolongation du projet Tirani dans le département Cochabamba
Mise en place d‘une structure de marché pour vendre des produits sur un petit marché local à orientation écologique, marché que les communautés gèrent elles-mêmes.
3 nouvelles communautés aimeraient aussi avoir un jardin d‘enfants selon le même système qu‘à Tirani.
(Eventuellement -à l’avenir- idée d‘une COOPÉRATIVE, mais cette idée doit alors être portée par les communautés)
Partenaire : Fundacion Cristo Vive Bolivia
Il faut déposer le projet au Ministère jusqu‘à fin août
*Fin janvier, nous avons soumis un projet avec ANAWIN “Amélioration de l’accès à une éducation intégrale des jeunes et à une formation communautaire et productive dans les communautés de Tuscapujio” (Cochabamba en Bolivie). Ce projet est une suite du projet d’école de Korihuma/Sacaba.
Le projet devrait être approuvé en avril, ce qui nous donnerait deux nouveaux projets cette année (maximum 4 projets en cours sont possibles).

11. Le responsable de projets Jean-Paul Hammerel présente un reportage-photo sur le voyage projet qu’il a fait avec le président Marco Hoffmann et la vice-présidente Julie Kipgen en Bolivie en décembre 2021 : voyage pour explorer la situation avec nos partenaires sur place.

12. DIVERS
Monsieur Jean-Marie Jans, échevin et représentant de la commune, prend la parole en disant que – comme à chaque fois- il est impressionné par le travail de l’ONG. La coopération tient à cœur de la commune qui investit volontiers un montant relativement élevé dans la Coopération, un montant symbolique pour tous les citoyens de Bettembourg. Monsieur Jans tient à souligner que le conseil échevinal est tout à fait conscient que sans les ONG comme les « Niños de la Tierra » et sans leurs membres engagés, le Conseil échevinal ne serait pas capable de garantir que l‘argent que les citoyens de Bettembourg donnent à la coopération par l‘intermédiaire de la commune soit bien investi et que chaque cent aille à l‘aide au développement, aux personnes qui en ont besoin. Un grand Merci spécialement à « Niños de la Tierra » et également à « Beetebuerg hëlleft ».
Cette quête d‘humanité est authentique et – surtout cette année – a porté des fruits visibles aussi bien en Bolivie où les autorités communales ont choisi un projet de Niños de la Tierra pour commencer l‘année scolaire, et au Chili où un projet réalisé avec Fundecam a fait sensation sur le plan national sous le nouveau gouvernement. L’ONG « Niños de la Tierra » a bien mérité cette reconnaissance.

13. L’assemblée générale est clôturée par un pot de l’amitié.

Le CONSEIL D’ADMINISTRATION est au nombre de 12. Répartition des charges du conseil d’administration dans la réunion du 19 avril 2022:
Président: Marco Hoffmann; vice-présidente: Julie Kipgen; secrétaire: Rose Ludwig-Bohler; trésorier et responsable de projets: Jean-Paul Hammerel; secrétaire adjointe: Julie Kipgen; trésorier adjoint: Georges Ludwig;
Membres: Marie-José Kohn-Goedert, Marcel Kohn, Axel Schneidenbach, Claude Schweich (président honoraire); Yvette Schweich-Lux, Gaby Stoos ; Gaby Wewer
Collaborateurs réguliers: Claire Zimmer, Michel Schaack (président honoraire)
Carmen Albers, collaboratrice projets depuis août 2018
Patricia Garcia, collaboratrice depuis septembre 2020

Compte-rendu rédigé par :
Rose Ludwig-Bohler, secrétaire

Notre visite des projets en Bolivie

un aperçu personnel sur ce voyage

par Julie Kipgen

En décembre 2021, je suis partie avec Jean-Paul (trésorier et chef de projets) et Marco (président) à Cochabamba en Bolivie. Je vais vous raconter mes impressions plus personnelles, afin que vous puissiez comprendre un peu mieux à quoi ressemble la vie quotidienne à Cochabamba et aux alentours.

Le trajet : 4 vols différents, 25 heures de voyage, 25 heures de port du masque et 6 heures de décalage horaire. L’arrivée est à 7 heures du matin et trop tôt pour entrer dans notre chambre d’hôtel pour dormir un petit peu.

C’est pourquoi une délégation de la Fundación Cristo Vive Bolivia nous accueille à l’aéroport et nous emmène avec leur Pick-up prendre un très bon petit-déjeuner dans leur bureau : melon, toast, confiture, omelette, infusion de coca, café et une sorte de polenta (très) sucrée.

C’est le moment de se refamiliariser avec la langue espagnole, la hauteur (2500 mètres d’altitude) et le climat (été en Amérique du Sud). Je parle de « refamiliariser », car j’ai passé 11 mois à Cochabamba en 2012, dans le cadre du Service Volontaire de Coopération (SNJ).

L’après-midi de notre arrivée, nous avons rendez-vous avec Martine Greischer de la Fundación Kallpa (projet « Trabajo digno ») et Ben Toussaint de l’ONG OGBL qui est de visite pour une mise au point sur la continuation du projet. Ils souhaitent coopérer encore plus avec le gouvernement et les services locaux afin que la sécurité sociale soit une évidence pour chacun. En nous promenant dans les rues pour rentrer à l’hôtel, nous comprenons la motivation et le besoin d’aider de l’équipe du projet « Trabajo digno ».
Veuillez trouver un petit article sur le projet « Trabajo digno » dans l’info 4/2020

Même si je connais la Bolivie, ses traditions et les conditions de vie, je ressens une deuxième fois le « choc culturel » : tant de câbles d’électricité que l’on ne voit presque plus le ciel ; des femmes avec leurs enfants qui essaient à tout prix, jusque tard dans la journée, à vendre des bonbons, des biscuits ou des mouchoirs ; les écoles sont fermées depuis mars 2020 (jusqu’en décembre 2021), des cours via internet ont eu lieu pour ceux qui ont des smartphones, une bonne connexion internet et assez d’argent pour l’abonnement (donc uniquement pour les élèves de familles aisées) ; je ne vois pas de poussettes, les bébés sont portés et ceci en majorité par les mamans ; je vois de très jeunes mamans et beaucoup d’enfants seuls dans les rues ; et ce qui me fait le plus mal au cœur ce sont les femmes qui dorment dans la rue avec leurs très jeunes enfants derrière leurs quelques légumes qu’elles espèrent vendre.

Le deuxième jour, Marco, Jean-Paul et moi montons en Pick-Up avec deux responsables de l’organisation « Anawin » à Chapisirca qui se trouve à environ 3800 mètres d’altitude. Un paysage très beau, des troupeaux d’alpacas et de vaches et quelques petites maisons. Au centre de Chapisirca se trouve l’école primaire et secondaire, un internat et des petites maisons pour les professeurs (car le trajet jusqu’à Cochabamba dure 3 heures).

Les habitants de la communauté nous montrent comment leur bétail (vaches et moutons) ont pris du poids, ils présentent avec fierté leurs jolis produits d’artisanat de laine (moutons), ils nous font une démonstration de leurs nouvelles machines qui facilitent la production de bonne nourriture pour les vaches et ils nous donnent à goûter de leur fromage et de leurs pommes de terre.

L’après-midi, nous sommes invités à rencontrer les élèves de l’école de Chapisirca. A l’école les enfants et leurs familles sont tous là (même s’il n’y a toujours pas de cours en présentiel) pour nous présenter quelques danses traditionnelles. Bien sûr que nous (devons) danser avec eux, même si nous n’avons presque pas de souffle à cause de l’altitude et des masques.

Pour terminer, nous inaugurons la station de radio qui permet la continuation des cours de l’école et des ateliers sur l’agriculture. Je suis contente de voir que le projet fut un succès grâce à la motivation des habitants, le professionnalisme de Anawin et les donations du Luxembourg.

Pour plus d’informations sur le projet : https://www.niti.lu/nos-projets/en-bolivie/montecillo-chapisirca/ et dans l’info 4/2021 et 2/2020

Le troisième jour, Anawin nous emmène visiter une nouvelle communauté dans laquelle ils ont fait un diagnostic pour analyser la demande, la disposition et les besoins des habitants et de leurs dirigeants. C’est impressionnant de voir comment vivent les familles. Ils ont un petit terrain avec des petites maisonnettes, dans lesquelles vit toute la famille : les grands-parents, les oncles et les tantes, les cousins, … Ils ont beaucoup de peine à subvenir financièrement aux besoins de leurs enfants afin de leur permettre une scolarisation jusqu’en classe terminale.

L’après-midi, nous visitons le projet « Korihuma », une école primaire et secondaire, avec des cours et méthodes alternatives, des ateliers pour les parents et des cours axés sur l’agriculture, la gastronomie, la mécanique, etc. Nous constatons le succès du projet clôturé pour nous en 2020 et nous remarquons la fierté, la joie et la motivation des élèves et des professeurs. Pour plus d’informations sur le projet : https://www.niti.lu/nos-projets/en-bolivie/korihuma/ et dans l’info 4/2021

Nous passons les deux prochains jours avec l’organisation « Fundación Cristo Vive » dans les communautés de Tirani, Andrada et Taquiña Chico. J’ai fait mon volontariat dans les services de la Fundación à Tirani et je remarque une belle évolution de l’équipe. Les femmes sont devenues plus confiantes et plus extroverties. Je suis heureuse de voir comment elles ont gagné en expérience professionnelle, et certaines qui ont été formées «éducatrice» par le projet, sont celles qui maintenant forment elles-mêmes les nouvelles éducatrices. Les femmes sont vraiment heureuses de pouvoir travailler et d’être financièrement autonomes.

Nous visitons les nouveaux centres infantiles, les potagers communautaires et nous rendons visite à quelques familles qui ont reçu un réservoir d’eau. Plus tard, les femmes qui ont obtenu un réservoir ou des semences, nous présentent leurs plus beaux légumes et fleurs. Après leur présentation, elles commencent à faire du commerce entre elles.
Pour plus d’informations sur le projet : https://www.niti.lu/nos-projets/en-bolivie/tirani-3-2/ et dans l’info 3/2019

Après une semaine très intensive, il est l’heure pour moi de retourner au Luxembourg chez ma famille et au travail : 4 vols, 25 heures de trajet et de masque et 6 heures de décalage horaire. Jean-Paul et Marco continuent leur voyage à Potosí pour visiter le nouveau projet avec l’organisation de Contexto.

Encore quelques observations qui m’ont touchée :

  • Lorsqu’on te sert à boire, le verre est toujours bien rempli, même si ce n’est que pour goûter;
  • Quand tu es invité à manger, tu reçois toujours plus que tu ne peux manger ;
  • Tout le monde porte du désinfectant autour du cou et en entrant dans un bâtiment, le paillasson est imprégné de désinfectant et une personne te désinfecte les mains ; le masque est obligatoire à l’extérieur ;
  • Quand il pleut un peu plus, beaucoup de rues sont bloquées, car le système de canalisation n’arrive pas à évacuer une masse plus importante d’eau ;
  • Le papier toilette est jeté dans la poubelle, car la canalisation se boucherait trop vite ;
  • Sur la télé bolivienne, on ne voit que des animatrices très minces avec une belle poitrine et des cheveux blonds ;
  • Dans les zones rurales, les femmes se regroupent naturellement entre femmes et les hommes entre hommes ;
  • Je ne vois pas de couple homosexuel, mais beaucoup de mamans mineures.

Julie Kipgen

Une rentrée scolaire particulière à Tirani en Bolivie

En février, la directrice de la Fundación Cristo Vive Bolivia nous écrit pour partager un moment de fierté et de joie : pour la rentrée scolaire (une vraie rentrée depuis le Covid 19), le Maire de la commune Cercado de Cochabamba a visité les crèches dans les communautés de Tirani. Il aurait choisi de visiter ces projets-là car il les estime particulièrement pour leur conception et leur engagement.

„Cet événement à Tirani a été un moment important car il montre une grande partie de ce qui a été réalisé au cours de ces années dans la communauté. Ce sont les leaders communautaires, les collègues de l‘équipe multidisciplinaire de tous les services et les éducateurs qui se sont battus pendant deux ans pour réaliser cet événement.

En Bolivie, il est très difficile pour une autorité de prendre un moment pour écouter le peuple et cet événement a permis à un groupe important d‘autorités municipales d‘entrer en contact direct avec les habitants et d‘écouter ses besoins (en dehors des périodes de campagne électorale).

Les autorités ressentent l‘affection et la gratitude de la population et ceci permet aux habitants d‘avoir plus tard la force et la confiance de se rendre dans les bureaux pour leur rappeler les engagements exprimés lors de la visite. L‘expression publique de divers engagements sera désormais le moteur qui permettra aux autorités communautaires d‘assurer le suivi et d‘exiger le respect de ces engagements.

A la fin de la visite, le Maire a été amené par nos éducateurs pour rejoindre le groupe et faire une belle photo.

Nous sommes certains que cet événement marquera une relation différente entre nos communautés et les autorités.
C‘est merveilleux d‘être témoin de la croissance des gens.“

MERCI DE FAIRE PARTIE DE CE PROCESSUS !

Mercedes Gutierrez Cuellar, directrice de la „Fundación Cristo Vive Bolivia“
Traduction Julie Kipgen

COMPTE RENDU

de la 34e ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE NIÑOS DE LA TIERRA a.s.b.l.

(anc.CHILES KINDER a.s.b.l.) par visioconférence

30 mars 2021

1. ALLOCUTION DU PRÉSIDENT
Monsieur Marco Hoffmann souhaite la bienvenue à 38 personnes parmi lesquelles Monsieur Jean-Marie Jans, échevin; Monsieur Alain Gillet, conseiller ; Monsieur Roby Biwer, conseiller et président de « Beetebuerg hëlleft », Madame Maggy Menné, présidente d’Aide au Vietnam ; des ex-volontaires de notre ONG ; nos réviseurs de caisse ; Kim Nommesch pour la traduction espagnol-luxembourgeois ; Carmen Albers notre permanent pour la rédaction des projets ; ainsi que notre président honoraire Michel Schaack. (Excusé : Monsieur Guy Frantzen, conseiller)
Il salue en particulier quatre partenaires de nos projets en Amérique Latine, qui prendront la parole à la fin de l’assemblée pour présenter brièvement leurs projets, à savoir Sœur Mercedes Gutiérrez (directrice Fundación Cristo Vive Bolivia), Rodrigo Aramayo (directeur Asociación ANAWIN, Cochabamba Bolivia), Teresa Vasquez (coordinatrice technique CONTEXTO, La Paz Bolivia) et Roberto Mansilla (directeur Fundecam, Temuco Chile).
Diane Catani (Directrice du projet Teatro-Bus à Santiago de Chile) est également présente par visioconférence, mais ayant déjà présenté son projet à Bettembourg en janvier et octobre 2020, elle ne prendra pas la parole ce soir.
Marco Hoffmann rappelle que 2020 était la première année, régie par les mesures de lutte contre le virus Corona au Luxembourg. Mais la maladie, baptisée COVID-19 a aussi particulièrement touché nos partenaires d’autant plus que le système sanitaire dans nos pays cibles n’est pas au même niveau qu’en Europe et n’est surtout pas accessible pour les pauvres. Beaucoup de gens sont morts, et beaucoup souffrent encore plus de la pauvreté. Que faire en tant que petite ONG face à cet énorme problème ? De même que pour les autres problèmes d’envergure comme la pauvreté ou la dégradation de l’environnement, une petite ONG ne peut assurer qu’une petite contribution et bien entendu ne pas résoudre tous les problèmes. Nous avons essayé de faire quelque chose d’utile en achetant par exemple des semences aux partenaires pour aménager un jardin et devenir plus indépendant (ANAWIN) ; en aidant une fille de l’Ecole de musique EPA au Chile qui a perdu sa mère à cause du COVID. Au Chili avec un couvre-feu total, une grande solidarité s’est développée en distribuant à manger aux gens qui souffrent de la faim………. (Initiatives à voir dans notre INFO 3 de 2020)
Grâce à notre appel aux dons « COVID » de l‘année dernière, nous avons pu envoyer plus de 42.500 € à nos partenaires. Merci à tous ceux qui ont réagi à cet appel : d’autres dons seront nécessaires, en dehors de la pandémie, pour combattre les grands problèmes de notre temps : la pauvreté et la dégradation de l’environnement ont été citées. La santé et l’éducation ont aussi leur importance et nécessitent un développement prioritaire dans beaucoup de pays. Et il y a d’autres chantiers … Ce sont les Nations Unies qui les ont identifiés en définissant 17 objectifs pour un développement durable, à voir sur internet « 17ziele.de »

2. APPROBATION DU PROCES-VERBAL DE L’ASSEMBLEE GENERALE 2020, publié dans INFO 4/2020
Aucune objection

3. RAPPORT D’ACTIVITÉ présenté sous forme de slideshow par Rose Ludwig-Bohler, secrétaire (détails INFO 1/2021).

4. RAPPORT FINANCIER présenté par Jean-Paul Hammerel, trésorier.
Monsieur Hammerel donne des explications sur la situation financière, Recettes et Dépenses de l’année 2020 : solde de 240’562,31€ au début de l’année 2020, et solde de 235‘368,87€ au 31 décembre 2020.
Le cofinancement par l’Etat étant en-dessous de 100’000€, notre ONG n’était pas obligée à faire un audit par une fiduciaire, mais l’audit nous rassure et donne une certaine continuité.
Il remarque aussi que les frais administratifs de l’ONG ne sont pas plus élevés que le montant accordé par le Ministère. Le montant des dons par ordre permanent reste stable et donne une certaine sécurité dans la planification financière.
Il existe une sorte de join-venture avec « Beetebuerg hëlleft » pour le cofinancement des deux projets « Lautaro » avec Fundecam au Chili, et « Sonqo Wasi » avec FCVP au Pérou.
En ce qui concerne les dépenses de 348‘368,87€, une somme de 333’974€ est investie dans les projets cofinancés et non-cofinancés.
La réserve de 235‘080,44€ fin décembre est déjà investie en partie dans nos projets au mois de mars 2021, notre situation étant très stable.
Un grand Merci à Georges Ludwig, son vice-trésorier pour la comptabilité à partie double et les documents pour la fiduciaire.

5. Madame Michèle Biwer et Madame Lolo Reding, REVISEURS DE CAISSE, ont contrôlé les bilans, recettes et dépenses. Lolo Reding dit que tout était correct et présenté avec sérieux. Elle prie l’assemblée de donner décharge au trésorier.

6. Par applaudissement le rapport d’activité et le rapport de caisse sont approuvés par l’assemblée.

7. Les mêmes REVISEUSES DE CAISSE Mesdames Michèle Biwer–Erpelding et Lolo Reding sont désignées par l’Assemblée pour l’année 2021.

8. Pour devenir membre de l’ONG, la COTISATION reste inchangée (10€).

9. CONSEIL D’ADMINISTRATION : pas d’élections en 2021
11 membres font partie du conseil d’administration: Jean-Paul Hammerel, Marco Hoffmann, Julie Kipgen, Marcel Kohn, Marie-José Kohn-Goedert, Georges Ludwig, Rose Ludwig-Bohler, Axel Schneidenbach, Claude Schweich, Yvette Schweich-Lux, Gaby Wewer
Fernande Schaack-Rasquin a donné sa démission en septembre 2020.
Un grand Merci est exprimé à Fernande et Michel Schaack pour leur engagement tout au long des années dès la fondation de l’ONG en 1987. Dès que sanitairement possible, nous honorerons cet engagement dans le cadre d‘une petite fête.
Gaby Stoos a demandé une 2e année sabbatique.
L’assemblée confirme le conseil d’administration pour l’année 2021.

10. Le responsable de PROJETS Jean-Paul Hammerel donne des explications :
* nouveau projet avec ANAWIN à Tirani/Montesillo sur l’Altiplano: aide alimentaire, accompagnement des enfants avec composante écologique : agriculture et nutrition en tant que sujet d’apprentissage
* Projet Tirani avec FCVB : jardins d’enfant Taquiña Chica et Andrada: accompagnement non seulement des enfants mais aussi des parents, accompagnement des éducatrices qui auraient dû être payées par les communes, mais dû à la fermeture des écoles (perte d’une année scolaire pour les enfants), les jardins d’enfants étaient fermés et donc pas de rémunération pour les éducatrices. Ce qui est dommage pour un projet de suivi qui devrait être autosuffisant. Il faudra observer également la situation politique en Bolivie.

* Notre part au projet Trabajo Digno Fondation KALLPA de Martine Greischer à Cochabamba (ensemble avec OGB-L solidarité syndicale) : donner aux pauvres les moyens d’exiger leurs droits de travail et leur droit à une affiliation dans une caisse de maladie.
* Projets non cofinancés : somme plus élevée qu’en 2019 à cause du COVID. Nous avons apporté une aide spontanée à nos partenaires qui nous ont informés des initiatives prises sur place, avec un profond merci des personnes concernées.
* Nous soutenons les projets Teatrobus de Diane Catani au Chili, le projet Lautaro des Mapuches au Chili, l’Ecole de musique EPA au Chili, le Foyer Hogar Esperanza à Santiago de Chile, le refuge pour femmes en détresse Sonqo Wasi à Cuzco Pérou.

Ensuite Jean-Paul Hammerel donne la parole à nos partenaires qui nous parlent de leurs projets:
* Sœur Mercedes Gutiérrez et Tilme Arispe, Bolivie : continuation en 2e année du projet Tirani/Andrada, Taquiña Chica : prise en charge des enfants en bas âge et accompagnement des familles (notre ONG est en relation avec Tirani depuis 9 ans : toute la communauté profite de ce projet).
* Rodrigo Aramayo: continuation avec ANAWIN à Sacaba et sur le Plateau de l’Altiplano à Montesillo/Chapisirca : amélioration et consolidation de la sécurité alimentaire. Tous les projets prévus pour 2020 ont été accomplis.
Rodrigo explique aussi la situation politique actuelle en Bolivie.
* Teresa Vasquez et ses collaboratrices (CONTEXTO) : projets La Paz, El Alto/Potosí.
En 2021 nous allons présenter un nouveau projet « Potosí » au ministère (seulement un appel aux projets avec sorte de concours) : installation de petits jardins avec serres pour une meilleure nutrition. 80 familles aux alentours de Potosí profiteront de ce projet qui a l’accord et le soutien des chefs de toute la communauté. L’excédent de la production de fruits et de légumes sera vendu pour améliorer la situation financière. Un point important consiste en la communication avec d’autres municipalités et institutions de l’Etat. Autre point important : l’éducation des enfants et des adolescents, surtout dans les structures d’aide et d’appui.
La participation des femmmes, l‘égalité des droits pour les femmes et l‘éducation à la nutrition font partie des point forts de CONTEXTO. Des expositions et marchés donnent l’occasion de montrer les résultats et la vente des produits.
Margarita, éducatrice, travaille avec les enfants et nous remercie de l’aide surtout pendant la quarantaine : les dons ont servi à fournir aux familles des paquets avec désinfectants, aliments et affaires pour les enfants.
* Roberto Mansilla (Fundecam) projet Lautaro Mapuche
Projet non cofinancé par l‘Etat, mais en cofinancement avec « Beetebuerg hëlleft ». Fundecam est l’association la plus ancienne qui travaille avec les indigènes Mapuche au Chili. Depuis les années 2000 nous faisons des projets ensemble, le dernier étant celui de 2020 dans la communauté de Lautaro, ensemble avec l’ONG « Beetebuerg hëlleft »: soutien financier par un fondo rotatorio et une aide dans l’agriculture. Roberto explique aussi la situation politique dans la région de l’Aurécanie: A cause de la militarisation de la région, beaucoup de razzias sont organisées sur territoire Mapuche. Fundecam joue un rôle important pour informer les Mapuche sur la nouvelle constitution qui devrait être élaboré par le peuple. A côté des problèmes de sécurité, la fondation souffre aussi de la quarantaine totale, avec 18% de contamination, pas le droit de se déplacer. Roberto en tant que directeur de Fundecam, est en possession d’un permis de passage et passe toutes les semaines dans les communautés pour garder le contact.

11. DIVERS
Monsieur Jean-Marie Jans, échevin et représentant de la Commune de Bettembourg, prend la parole en disant que la façon dont l’ONG maîtrise les problèmes, est impressionnante, que tous les rapports faits par le président, la secrétaire et le trésorier avec l’aide de son trésorier adjoint sont transparents et clairs. Il est impressionné par l’aide fournie dans les projets, grâce aussi à l’Etat et à la Commune. Etonnant le grand nombre de dons privés, et l’aide importante au niveau des projets cofinancés, de même que dans les projets non cofinancés. Un pourcentage extrêmement élevé est investi dans les projets, et non dans des procédures administratives. Les témoignages authentiques des partenaires par visioconférence est une des seules choses positives à voir dans cette pandémie et crise sanitaire. Monsieur Jans affirme qu’un budget de 170‘000 € a été autorisé pour la coopération et sera transmis aux ONG par l’intermédiaire de « Beetebuerg hëlleft ». On peut compter sur un futur engagement de la Commune. Un grand Merci à « Niños de la Tierra » !

Monsieur Roby Biwer, président de « Beetebuerg hëlleft » est content d’avoir revu -par ce moyen de visioconférence- quelques partenaires. Il remercie le conseil d’administration de l’engagement au cours des années et de la bonne collaboration avec Bh. Comment soutenir les ONG? 170’000 € ont été votés par la Commune et seront transférés par l’intermédiaire de Bh aux différentes ONG de la Commune. Un subside supplémentaire au subside annuel aidera les ONG à soutenir leurs partenaires sur place (en Amérique Latine, au Vietnam et au Sénégal) dans la crise sanitaire et à cofinancer quelques petits projets. Un grand Merci et félicitations à l’ONG pour tout ce qui a été réalisé et sera réalisé avec un engagement sans intérêt personnel.

Le CONSEIL D’ADMINISTRATION est au nombre de 11.
Répartition des charges du conseil d’administration dans la réunion du 8 avril 2021:
Président: Marco Hoffmann; président honoraire: Claude Schweich; vice-présidente: Julie Kipgen; secrétaire: Rose Ludwig-Bohler; trésorier et responsable de projets: Jean-Paul Hammerel; secrétaire adjointe: Julie Kipgen; trésorier adjoint: Georges Ludwig;

Membres: Marie-José Kohn-Goedert, Marcel Kohn, Axel Schneidenbach, Yvette Schweich-Lux, Gaby Wewer

Collaborateurs réguliers:
Claire Zimmer, Michel Schaack (président honoraire)

Carmen Albers,
collaboratrice projets depuis août 2018

Patricia Garcia,
collaboratrice depuis septembre 2020

 

 

Rose LUDWIG-BOHLER secrétaire

BILAN DES ACTIVITÉS 2020

Die deutsche Fassung dieses Beitrags (Rückblick auf das Jahr 2020) finden Sie in unserem INFO-Heft 1-2021 auf Seite 2-5 sowie hier

Administration de Niños de la Tierra

Après la démission de Kim Nommesch en janvier et la démission de Michel Schaack (qui reste collaborateur bénévole) en juin ainsi que l’année sabbatique demandée par Gaby Stoos, le conseil d’administration se compose de 12 membres  à l’issue de l’assemblée générale annuelle le 25 juin 2020. Ceux-ci se sont consultés lors de 12 réunions mensuelles, ainsi que lors de la journée de réflexion le 29 février 2020, sur l’avenir de notre ONG, sur nos projets et la coopération avec nos partenaires. En raison de la pandémie, l’assemblée générale et 6 réunions mensuelles devaient être organisées par visioconférence. Les groupes de travail pour les projets, les relations publiques, le bénévolat et la comptabilité se sont réunis 6 fois au total, dont 4 par le biais d’une conférence visuelle.

Carmen Albers est toujours employée indépendante de notre ONG en charge de l’élaboration des projets. A partir du 1er octobre, Patricia Garcia sera assistante indépendante au secrétariat.

Conseil d’administration

Après l’assemblée générale notre conseil d’administration se composait comme suit :

Jean-Paul Hammerel (Fenningen), Marco Hoffmann (Consdorf), Julie Kipgen (Bettemburg), Marie-José Kohn-Goedert et Marcel Kohn (Bettemburg), Rose Ludwig-Bohler et Georges Ludwig (Bettemburg), Fernande Schaack-Rasquin (Crauthem) , Axel Schneidenbach (Düdelingen), Yvette Schweich-Lux et Claude Schweich (Bettemburg), Gaby Wewer (Bettemburg)

Collaborateurs/trices: Michel Schaack (Crauthem) et Claire Zimmer (Luxembourg)

Selon les statuts de notre ONG, les postes au Conseil d’Administration ont été distribués lors de la première session après l’Assemblée Générale:

Président: Marco Hoffmann;

Vice-président: Julie Kipgen;

Trésorier: Jean-Paul Hammerel;

Trésorier adjoint: Georges Ludwig;

Secrétaire: Rose Ludwig-Bohler;

Secrétaire adjoint: Julie Kipgen.

Présidents d’honneur: Michel Schaack et Claude Schweich

Relations publiques

Notre newsletter INFO paraît quatre fois par an avec un tirage de 1 300 exemplaires. Envoyé par courrier / email, il nous permet de tenir nos sympathisants informés de nos projets et de transmettre des nouvelles importantes sur nos pays cibles la Bolivie, le Chili et le Pérou. Notre page d’accueil www.niti.lu est coordonnée par Marcel Kohn. En plus de toutes les informations importantes sur notre ONG, vous pouvez également accéder aux éditions PDF de nos newsletters INFO. Nous sommes également représentés sur Facebook: Julie Kipgen gère notre page «Niños de la Tierra Asbl».

Remise de chèque en public

• sous la verrière des Hauts Fourneaux Esch-Alzette: Südstroum „Escher Kulturlaf“ (13.10.)

Présence de membres de Niños de la Tierra

Au cours de l’année 2020, notre organisation était représentée aux événements suivants:

• Réunion d’Information du MAE et du Cercle des ONG „Charte contre les abus et les harcèlements sexuels“ (14.01.)

• Session académique de la section Amiperas à l’occasion du „50ème anniversaire de la section Amiperas Bettembourg“ (15.02.)

• Stand à l’accueil des nouveaux habitants de notre commune (02.03.)

• Bazar des «Fraen a Mammen Réiserbann» (08.03.)

• Réunion de „Beetebuerg hëlleft“ par visioconférence (07.05.)

• Assemblée générale de „Beetebuerg hëlleft“ par visioconférence (27.05.)

• Assemblée générale de Cristo Vive Europa par vidéoconférence (13.06.)

• Assemblée générale du Cercle des ONG par vidéoconférence (29.06.)

• Rencontre avec Bernard Christophe (concernant les Indiens Kolla, Argentine) (22.08.)

• Rencontre avec des représentants de l’ONG «OGBL solidarité syndicale» (22.09.)

• Réunion de «Beetebuerg hëlleft» (30.09.)

Partenaires en visite 

• Nous avons rencontré Diane Catani, fondatrice et responsable du projet «Teatrobus» à Santiago du Chili, le 9 janvier, elle a apporté des nouvelles de son projet. Le 24 janvier, Diane a tenu une conférence au Beetebuerger Jugendhaus sur le thème «Le Chili en feu». Le 14 octobre, Diane nous a de nouveau rendu compte de son projet au „Gréngen Haus“.

• En raison de la pandémie, la visite de Karoline Mayer prévue pour juin a été annulée.

Nos bénévoles 2019/2020

Le 12 août 2019, Alissa Franz est partie pour la Bolivie pour travailler à Tirani dans l’un de nos projets cofinancés. En raison de la pandémie, elle a dû interrompre son année de bénévolat et revenir au Luxembourg fin mars. Le 10 juillet, elle a rendu compte au Conseil d’Administration de son bénévolat en Bolivie.

Distinctions pour nos partenaires

Martha Ruiz de notre organisation partenaire CONTEXTO à Potosi a participé aux récentes élections en Bolivie et a été élue «diputada supraestatal».

Nos projets cofinancés 2020

  • «Renforcer le développement intégral des enfants et des jeunes à l’école Nuevo Amanecer» à Korihuma (Bolivie) avec notre organisation partenaire ANAWIN (2017-2020)
  • «Amélioration et consolidation de la sécurité alimentaire» sur les hauts plateaux autour de Montecillo et Chapisirca (municipalité de Tiquipaya) dans le département de Cochabamba en Bolivie, organisation partenaire ANAWIN (2020-2022)
  • Tirani3 «Amélioration des conditions de vie» (Buen Vivir) dans les communautés de Tirani, Taquiña Chica et Andrada (Bolivie) avec notre organisation partenaire FCVB (2019-2021)
  • Trabajo digno II, droit au travail décent et à la sécurité sociale pour les personnes défavorisées à Cochabamba (Bolivie): un projet en collaboration avec OGBL Solidarité Syndicale. Organisation partenaire: KALLPA par Martine Greischer (2019-2021)
Projet non cofinancé
Extension de la structure organisationnelle et amélioration des conditions de vie de trois communautés mapuche de la commune de Lautaro (Chili) (2020-2022), en collaboration avec „Beetebuerg hëlleft“ Organisation partenaire: FUNDECAM
 
Sans cofinancement public, nous soutenons également:
  • l’école d’art et de musique EPA à Viña del Mar (Chili)
  • le projet «Teatrobus» de Diane Catani à Santiago du Chili
  • le foyer pour enfants «Hogar Esperanza» à Santiago du Chili
  • l’école mapuche «Kinderhort Pewma Rayen» par Fundecam près de Temuco (Chili)
  • le centre pour femmes Sonqo Wasi à Cusco (Pérou) avec «Beetebuerg hëlleft»: aide psychologique, juridique, médicale et sociale pour les femmes et les enfants victimes de violence domestique

Il convient également de mentionner le succès de notre appel aux dons «Aide COVID-19» pour soutenir les plus démunis et les plus vulnérables au Chili, en Bolivie et au Pérou pendant la pandémie.

Encore une fois, un grand merci à nos fidèles donateurs pour leur compassion et leur engagement en 2020.

Rose Ludwig-Bohler, secrétaire, février 2021

 

Le projet „Trabajo Digno“ de l’association Kallpa à Cochabamba

Fin décembre, Martine Greischer, directrice du projet « Trabajo Digno » à Cochabamba nous a rendu attentif à un article paru dans le journal en ligne bolivien GUARDIANA https://guardiana.com.bo/iniciativas/empleo-digno/ sur le travail de son association Kallpa. Voici la traduction en français de cet article :

« Trabajo Digno » (travail décent) peut vous aider à trouver un emploi gratuitement. Trabajo Digno travaille depuis 2011 à Cochabamba dans le cadre de la Fondation Kallpa. Il soutient les personnes qui cherchent à avoir un revenu décent et ceci dans cinq domaines : recherche d’emploi, entreprises prospères, protection du travail, aide juridique et sécurité sociale. Elle a déjà accompagné 4 500 personnes dans ces cinq domaines et en a formé 21 000 en ateliers. Weiterlesen

Etat de Bolivie Plurinational, le retour à la démocratie en 363 jours

Commentaire sur les élections présidentielles en Bolivien

par Rodrigo Aramayo Mercado et l’équipe ANAWIN

Cochabamba 22.10.20

363 jours se sont écoulés depuis le 20 octobre 2019, date à laquelle le récit de la fraude a été imposé pour annuler le résultat de l’élection qui aurait instauré Evo Morales pour la quatrième fois comme président de la Bolivie. Dans les 21 jours qui suivaient (entre octobre et novembre 2019), une profonde construction sociologique a resurgi manifestant un prétendu droit coutumier du citoyen urbain blanc créole et oligarque (« l’humain ») en tant que seul propriétaire de la destination du pays andin-amazonien, au détriment du paysan indigène (considéré comme « le barbare »). Ce dernier a essayé au cours des 14 dernières années de récupérer une charte de citoyenneté et a eu l’audace de revendiquer son droit d’être protagoniste de la construction de l’État. Weiterlesen

Notre appel aux dons et aide COVID-19

En réponse à notre appel aux dons dans INFO 2-2020, sur Internet et sur Facebook, nous avons reçu jusqu’au 1er septembre 9 040 € de dons privés et 10 000 € de la part de «Sozialaktioun Réiserbann». Nous avons transféré un total de 34 500 € à nos organisations partenaires en Bolivie, au Chili et au Pérou.

 

Un grand MERCI pour tous les dons spontanés!

 

Voici quelques extraits de la correspondance avec nos partenaires sur la situation respective.

Die deutsche Version dieses Artikels finden Sie in INFO 3-2020.

 

Karoline Mayer / FUNDACIÓN CRISTO VIVE CHILE,
Santiago de Chile 17.08.2020

Aliments de base pour les plus dépourvus

J’ai souvent l’impression d’être de nouveau sous la dictature, je suis très, très triste! Les «malades normaux» ne sont pas traités ou ne sont pas traités à temps et meurent parce que tous les médicaments se concentrent sur Corona. Je fais des funérailles comme jamais auparavant: du coma diabétique, du manque de dialyse, de la pneumonie – pas de Covid-19, des crises cardiaques – car aucun ECG n’a été fait à temps (…) Les médias répandent la peur jour et nuit. En même temps, il y a des flambées répétées de résistance politique. Il y a une bonne semaine, Marla m’a appelé à dix heures et demie pour dire qu’il y avait un «incendie» devant notre centre de santé et d’autres endroits à Recoleta et que les insurgés pourraient attaquer le centre de santé. Je lui ai dit que le veilleur de nuit parlerait aux «insurgés». S’ils ne l’écoutent pas, il doit m’appeler tout de suite, je serai là dans 10 minutes. Ils l’ont écouté (…)

 

Ana María Galiano  / FUNDACIÓN CRISTO VIVE PERÚ,
Cusco, Perou  24.07.2020

Cuisine communautaire

Les prix des denrées alimentaires sont excessivement élevés, tout comme ceux des désinfectants. En pharmacie, les médicaments sont 3 à 10 fois plus chers que la normale.

 

Michaela Weyand / ESCUELA POPULAR DE ARTES,
Viña del Mar, Chili 17.08.2020

Faire la queue pour les repas

Viña del Mar a eu un couvre-feu strict en raison de Corona depuis la mi-juin. Les écoles sont fermées jusqu’à nouvel ordre. Il y a actuellement 86 enfants et jeunes inscrits à l’EPA. Les parents et les élèves rapportent que le lien avec l’EPA et la possibilité de poursuivre leur éducation musicale sont très importants pour eux dans la situation actuelle (…) Les cours et les discussions ont été mis en ligne dès que possible, ce qui était un grand défi , car bien sûr, toutes les familles ne disposaient pas de l’équipement approprié ni d’accès Internet à la maison. Des webcams, des ordinateurs portables et des cartes prépayées pour l’accès à Internet ont été mis à la disposition des élèves, une hotline technique a été mise en place et des cours de formation ont été organisés. Bon nombre d’instruments ont été prêtés aux élèves afin qu’ils puissent s’exercer à domicile (…)

 

Rodrigo Aramayo Mercado / Asociación ANAWIN,
Cochabamba, Bolivie 18.09.2020

Quant au fonds COVID, nous avons adapté le projet à la production de légumes dans les petits jardins familiaux. À Korihuma, nous devions commencer à planter avec 50 familles la semaine prochaine alors que le froid s’est calmé, mais les organisations sociales opposées au gouvernement de transition ont appelé à une grève générale avec des barrages routiers. Ils ne nous ont pas laissé passer. Nous sommes impatients de reprendre les activités dans les prochains jours. Nous avons acheté des plantes et des matériaux pour les clôtures afin de protéger les parcelles des animaux domestiques en liberté dans la campagne. De nombreuses familles à Korihuma ont été durement touchées par Covid-19 et par la quarantaine et ne pouvaient pas travailler pour générer leurs revenus (…)

 

Mercedes Gutiérrez / FUNDACIÓN CRISTO VIVE BOLIVIA,
Cochabamba, Bolivie 12.08.2020

Projet de soupe populaire

À Tirani, notre personnel a repris son travail dans les institutions. Nous envisageons d’ouvrir prochainement des soupes populaires, qui proposeront également de la nourriture à bas prix, afin que nos enfants aient quelque chose à manger tous les jours. Mais il faut attendre un peu car il y a actuellement trop de personnes infectées (…)

 

Sandra Buholzer / Corporación KAIRÓS,
Santiago de Chile 14.07.2020

Aide d’urgence

12 familles de nos enfants sont infectées, 60 mères ou pères sont sans travail. Nous essayons de les soutenir avec de la nourriture, des vêtements, des couches et du gaz pour le chauffage et la cuisine. Mais ce n’est pas assez (…)

 

Martine Greischer / Fundación KALLPA/Trabajo Digno,
Cochabamba, Bolivie 30.07.2020

 

Bon nombre des personnes dont nous nous occupons dans notre institution vivaient du produit de leur petite échoppe dans les rues du centre. Ils n’ont pas été autorisés à vendre quoi que ce soit pendant 3 mois. Pour survivre, ils ont dû «grignoter» leur fonds de roulement et n’ont plus rien pour recommencer. Grâce au don Covid de Niños de la Tierra, 69 personnes ont pu recevoir un petit capital de démarrage pour leurs ventes de rue. 22 familles dans le besoin ont reçu de la nourriture (…)

 

Diane Catani / TEATROBUS,
Santiago de Chile 14.07.2020

Distributions de repas

Chaque dimanche, 400 portions de déjeuner sont préparées et distribuées à ceux qui en ont besoin par des bénévoles. Le reste de la semaine, ils reçoivent un soutien de l’État, principalement des pâtes et du riz. Nous ajoutons ensuite un panier de fruits, de légumes et de viande (…) Beaucoup d’enfants de la troupe de théâtre ont des problèmes de sommeil et de nutrition et certains souffrent de dépression. Nous utilisons une partie des dons de Niños de la Tierra pour une aide psychologique (…)

 

María Rodríguez / CONTEXTO,
La Paz, Bolivie 21.07.2020

Formation en boulangerie

Notre pays est actuellement politiquement divisé, une partie de la population est pour le gouvernement et l’autre est contre. Et en termes de santé, nous manquons d’hôpitaux pouvant accueillir des patients atteints de COVID19 (…) Pour le moment, 22 familles ici dans le District 12 d’El Alto dépendent de notre aide directe: Des aliments de base comme le riz, le sucre, le thon, le lait, l’huile mais aussi des articles d’hygiène contre Covid 19 tels que du gel alcoolique, des masques et du savon pour les mains sont distribués (…) Nous organisons également des cours de boulangerie: Plusieurs bénévoles sont formés à la production de pains et petits pains. Les produits de boulangerie sont ensuite vendus à un prix raisonnable ou même donnés pour soulager le sort des pauvres.