Mon service volontaire de 18 mois en Bolivie, encadré par le SERVICE VOLONTAIRE du SNJ a été une véritable « école de vie ».

J’ai appris à accompagner avec bienveillance des enfants issus de milieux fragiles. Malgré les défis, leur sourire me rappelait chaque jour pourquoi j’étais là.
A côté de mon travail dans une crèche à Tirani avec des enfants en bas-âge, j’ai accompagné une petite fille de 6 ans à besoins spécifiques dans sa scolarité et son développement global.
Chaque journée m’a enseigné l’humilité, l’écoute et surtout la patience. J’ai découvert une culture à la fois riche, chaleureuse, accueillante, ainsi qu’une autre manière de vivre, plus simple, plus proche des autres et profondément enracinée dans ses traditions. La musique andine, les fêtes colorées et le lien fort aux ancêtres m’ont émerveillée.
J’ai aussi appris à vivre avec peu, à m’adapter à l’inattendu et à travailler en équipe dans un contexte interculturel. Cette expérience m’a transformée : j’ai gagné en maturité, en confiance et en sens des responsabilités. Ce volontariat m’a offert bien plus que ce que j’ai pu donner : des amitiés sincères, une ouverture d’esprit et un regard nouveau sur le monde.
Ma mission m’a confrontée à un accès limité au matériel, à l’eau, à une électricité instable et à un manque de ressources dans la crèche. Et pourtant, jamais je n’ai rencontré autant de générosité, de joie et de solidarité. Ce manque de confort m’a appris à aller à l’essentiel, à valoriser les relations humaines plutôt que les biens matériels. La simplicité de la vie quotidienne, le partage et l’ingéniosité face aux difficultés m’ont profondément marquée. J’ai appris à apprécier ce que j’avais et à remettre en question mes habitudes de consommation. Ce que certains appellent pauvreté m’a offert une grande richesse intérieure. Plus qu’un simple volontariat, ce fut un apprentissage profond de la vie, de l’autre, et de moi-même. La culture bolivienne ne m’a pas seulement accueillie : elle m’a transformée.
Lena Erpelding




E speziellen an häerzleche Merci soe mir eiser Volontärin Lena Erpelding, dat a sengem Bekanntekrees eng Spendenaktioun lancéiert huet fir d’Kantin an der Crèce vun Tirani, wou hatt geschafft huet.