Niños de la Terra feiert 20jähriges Bestehen
Oktober 22nd, 2007

Am 20. Oktober 2007 feierten NINOS DE LA TIERRA/CHILES KINDER ihren 20. Geburtstag im Festsaal des Bettemburger Schlosses.
Präsident Michel Schaack, konnte voller Freude etwa 200 Gäste aus über 30 Ortschaften des Landes begrüßen. In seiner Rede kam er zur Schlussfolgerung, dass angesichts der Zunahme von Armen, auch in unsern Ländern, wir versuchten sollten, unsern Blickwinkel zu erweitern und dabei den Kleinsten, den Erschöpften, den Verstoßenen, den Ausgegrenzten im Brennpunkt zu behalten. Ein Schritt in diese Richtung sei ein Sieg über uns, für unsere Gesellschaft. Es folgten sehr persönliche Zeugnisse von drei Mitgliedern des Vorstandes. Sie erzählten von ihrem Engagement und den Menschen, die sie in den letzten Jahren beeindruckt haben. Hier sei nur Sr. Karoline erwähnt, die von der ersten Stunde an die NINOS tief geprägt hat.
Auch ergriffen Vertreter von Partnerorganisationen aus Bolivien, Chile und Peru das Wort. Gaby Braun, Vorsitzende von CV Europa, musste leider in letzter Minute ihre Beteiligung am Fest absagen. In ihrer vorgesehenen Ansprache, die jedoch auszugsweise vorgetragen wurde, rief sie alle dazu auf, sich für EINE WELT zu mobilisieren, in der alle „sprechen, lesen, hören, sich entwickeln können“ (Pablo Neruda). Auch Carlos Martinez von unserer Partnerorganisation „Anawin“ hatte eine längere Rede vorbereitet, beschränkte sich aber freiwillig auf ein kurzes Statement, in dem er die Glückwünsche seiner Organisation aus Bolivien überbrachte. Interessente finden die vorgesehene Rede in einer französischen Kurzfassung im Anhang.
Bevor der Geburtstagskuchen feierlich in den Saal gebracht wurde, hatten noch der Bettemburger Bürgermeister Roby Biwer sowie Minister Lucien Lux ihre Sympathien dem einheimischen Verein gegenüber bekundet.
Drei Musiker, der von den NINOS geförderten Kunst- und Musikschule EPA im Armenviertel Achupallas (Viña del Mar/Chile), trugen mit ihren südamerikanischen Liedern viel zum Gelingen des Abends bei.
Nach gemütlichem Zusammensein bei Kuchen und Wein wurden die Gäste mit dem von den NINOS zusammen gestellten Kalender 2008 beschenkt.
Eine Fax-Meldung am Tag danach brachte es auf den Punkt : „Es war ein Fest voller Wärme und Hoffnung“.
M. S.
Anhang:
Discours de Carlos Martinez
Aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon souper
La population de la Bolivie est très jeune. D’après un recensement de 2001, 45% des habitants ont moins de 18 ans. La grande majorité de ces enfants et adolescents vivent dans la précarité. Beaucoup meurent avant l’âge de 5 ans de maladies liées à la pauvreté. Seulement 7% des enfants vivant dans les zones rurales vont à l’école. Mais ils y sont souvent malmenés et on estime que 6% d’entre eux souffrent tous les jours des mauvais traitements qu’on leur inflige. 800.000 mineurs d’âge, donc à peu près 10% de la population bolivienne, doivent travailler pour gagner leur vie. 5000 enfants vivent dans la rue où ils sont exposés à la violence, à la drogue et à la prostitution.
Cette situation est scandaleuse !
Elle me fait penser à un passage de la bible, où les disciples de Jésus discutent pour savoir qui est le plus grand dans le Royaume des Cieux. Jésus attire leur attention sur un petit enfant en leur disant : “Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez pas et si vous ne devenez pas comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux. C’est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le Royaume des Cieux. Qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, m’accueille moi-même. Mais, si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on suspendît à son cou une meule de pierre, et qu’on le jetât au fond de la mer.”
Dans le monde dans lequel nous vivons, la pauvreté et la souffrance des enfants sont tellement grands, la meule de pierre de cette injustice attachée à notre cou est tellement pesante que nous sombrons au fond de la mer.
Nous devons changer ! Nous devons devenir des hommes et des femmes différents. Nous devons nous rendre compte que nous ne sauvons pas les petits enfants, mais que ce sont eux qui nous sauvent. Ce sont eux qui nous permettent de nous rappeler ce qui est vraiment important. Nous ne devons pas seulement changer sur le plan personnel, nous devons aussi changer la société.
La théologie de la libération nous apprend que la pauvreté en Amérique latine n’est pas due au hasard, mais à un certain type d’organisation de la société. Dans ce contexte, l’élection en 2006 d’Evo Morales en tant que premier indigène élu président depuis 500 ans ouvre la porte à l’espoir.
« Anawin » veut participer au renouveau libérateur dont a besoin la majorité de la population en Bolivie. Nous essayons de soutenir un processus qui doit mener à un changement structurel de notre société pour en finir avec une situation profondément injuste.
Il n’y a pas de solution facile et il ne s’agit pas d’un simple transfert d’argent, mais nous ne sommes pas sans espoir. Nous devons tous ensemble travailler au projet d’une nouvelle société.
Votre solidarité, mes frères et soeurs de « Niños de la Tierra », participe à ce projet qui, lentement et discrètement, créera une humanité nouvelle.
“Va promptement dans les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux…. Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon souper.”
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